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CHAPITRE 1 — LE VILLAGE DES DISPARUS
SÉQUENCE 7 : ERRANCE ET DOUTE — EXT. FORÊT — AUBE ET SORTIE DU VILLAGE

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TRANSITION : Après le rituel, Marc court, titube à travers les bois. Il trébuche, halète, comme s’il tentait de fuir quelque chose d’invisible. La caméra le suit en shaky cam, accentuant la panique et la perte de repères. L’ambiance devient plus humide, plus lourde. Chaque respiration semble difficile. Il passe sous une arche naturelle formée par deux troncs tordus, marquant une transition visuelle vers l’aube.

CAMÉRA : Marc marche lentement, boitant, à travers une forêt transformée. Les arbres semblent avoir bougé. Un champignon géant palpite doucement au pied d’un tronc. Le sol est visqueux par endroits.

FX : Lumière d’aube froide. Brouillard bleu. Sons étouffés comme sous l’eau. Marc halète. Il chute à genoux.

DIALOGUE (MARC)
— Qu’est-ce que j’ai réveillé… ?

FX : Derrière lui, sur un rocher, des glyphes se gravent seuls. Une silhouette floue, de petite taille, trapue — un TOX — s’éloigne sans bruit entre les arbres, sa démarche étrange évoquant celle d’un pingouin humanoïde dissimulé sous une enveloppe de chair. Elle est seule, mais les autres présences s’effacent en arrière-plan, fondues dans la forêt comme si elles ne faisaient que veiller… ou juger.

TRANSITION : Après avoir suivi le TOX du regard, Marc se relève péniblement. Il marche encore plusieurs heures à travers les bois, épuisé.

CAMÉRA : Il débouche soudainement hors de la forêt, au bord du chemin où il avait laissé sa voiture. Mais le paysage a changé. Le village semble abandonné, les maisons dévorées par la végétation. Aucune trace de vie, comme si personne n’y avait jamais habité.

FX : La voiture est là, mais couverte de poussière, de feuilles mortes et de mousse comme si des années avaient passé. Les vitres sont ternies. Une horloge à l’intérieur affiche une heure incohérente.

CAMÉRA : Marc ouvre la portière. Un journal moisi traîne sur le siège, daté de plusieurs semaines auparavant. Il regarde autour de lui, le souffle court.

TRANSITION : Coupe lente vers la ville, les lumières blafardes de Lille la nuit. Marc est de retour.

Publié le 28/02/2026
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