L'estampe

L’estampe     Ce qui la frappait, c'était l'expression transfigurée des visages. Comment le peintre avait-il su  saisir cette torpeur extatique émergeant des flots de soie. Elle tournait les pages du livre et la même envoûtante béatitude la boul…

Le printemps silencieux.

Oui Rachel, le printemps est silencieux.  L'oiseau tombe. L'insecte s'écrase. Le ver étouffe. La planète brûle.   Oui Rachel, le printemps est silencieux.  Le peuple souffre.  La guerre domine. La confiance meurt. L'humain se détruit.   O…

La vengeance d'une bergère

Beau temps sur Langogne, en Lozère. C’est devenu chez moi le jour où mes parents m’ont appris que j’y avais été conçu. Je comptais boucler la boucle. Quel dommage que je n’y sois point né. Il y fait trop froid en avril – pensée de touriste.   Chaq…

Immortelle

   Je voudrais revenir dans un vieux port du monde. Comme ceux d'où partaient ces premiers découvreurs. Encor mal assurés que la terre fut ronde. Qui levaient l'ancre pleins d'audace et de terreurs. Louis Brauquier. Je connais des îles lointaines. E…

24 heures de la vie d"une femme

 Il est 5 heures du matin. Elle se réveille. Tôt, très tôt, étant donné qu'elle commence à 9 heures, et qu'elle pourrait se lever plus tard, si elle le souhaitait. Mais elle a besoin d’un temps d’éveil supplémentaire. Le rituel commence. Elle se lève très doucement, marche jusqu'à sa cuisine. Elle se prépare un café. Elle fait des allers-retours dans son salon. Chercher une feuille, un stylo, les poser sur la table, revenir à la cuisine. Le café n'est toujours pas prêt. Alors, elle en profite pour chercher une cigarette, un briquet et les poser près de la feuille et du stylo. Et, bien sûr, un cendrier. Le café l'attend dans la cuisine. Il l'appelle de sa bonne odeur. Elle prend le temps de se servir une grande tasse et se met à sa table d'écriture. Première gorgée. Elle se m…

Le veilleur immobile

Sur la rive, un banc attend la mer, qui toujours le quitte.

Presque (Titre provisoire)

C'est l'histoire d'un veuf qui déprime. Il va se battre à sa façon, lutter contre cette détresse. Le hasard lui fera rencontrer un monde qu'il n'imaginait pas. Ce monde va lui en ouvrir un autre, inespéré. J'essaie de faire vivre mon récit en le ponctuant d'expériences de vie, transposées ou pas, pour les besoins de l'écriture. Les sujets sont : La vieillesse, la solitude, l'amour, le libre arbitre, la confiance.

L'HORIZON

Un texte des années 90. "Je préfère mourir épuisé qu'en paix" => on sent bien l'énergie inconsciente de l'adolescence, ou tout du moins du "jeune adulte" en devenir ;-)). Avec du recul, c'est génial !

Ce jour-là

Un enfant tend les bras pour embrasser son père. On lui apprend à retenir, à durcir, à ne plus toucher. Des années plus tard, il réapprend la tendresse… mais le corps se souvient encore de la frontière.

LE GRAND DESORDRE

Encore un texe des années 90, désolé ...