L'été n'en finit pas
Dans les salles
De classe
Rires
Gloussements
Émois
Pour une fois
Septembre
Résonne creux
Pas d'élèves
À réprimander
Pas de copies
À corriger
De pot en ciel
À révéler
Dans la lueur
D'un photophore
La douleur
D'un prof
Un autre
Ecarté
De son métier
Contre son gré
Sus aux contractuels
Decontractés
Faciles à virer
Invités
À méandrer
Se recycler
Pourtant
Dans les lycées
La révolte
Gronde
Pas assez
De moyen
Trop
D'effectifs
Peu
D'affectif
Un peu
Comme si
Un système
Avait dit
Dilemme
Ça suffit
Plus de sous
Tant pis
Au diable
Au tapis
Les remplaçants
Les suppléants
Qu'importe
Leur statut
Ils sont de trop
On n'en veut plus
De ces intrus
Quel est ce jeu
D'où vient cette idée
Qu'il faudrait
Tout le temps
Éliminer
Laminer
Nuire
Détruire
Autrui
Sous prétexte
Qu'ils n'ont pas
Le diplôme
Le titre
Le droit
Ce besoin
Permanent
D'exclusion
Stigmatisation
Une sorte
De bruit
Qui court
Qui fuit
Qui erradique
La loi de la jungle
Celle du plus fort
Aux dépends
Des plus faibles
En dépit
De leur vie
Ils ont tort
Toujours
Tue l'amour
Comme s'il fallait
Sans lésiner
Destabiliser
Destituer
Désaxer.
2026
Illustration: Weltschmerz, The Philosophers shirt
Son: Philippe Sarde, Conte de la folie ordinaire
https://music.youtube.com/watch?v=SoSnhZ0hyWI&si=JxNg5jlEYwESwoxv