Me voici à nouveau prisonnière

Happée par une impossible curiosité :

Où le soleil se place-t-il ?

Exactement au-dessus de moi si les cieux sont ouverts

Comme une gueule gigantesque prête à pousser un énorme hurlement

Qui d’une traite une seule déchire le temps et l’espace

D’un trait, d’un seul.

 

Soumise à une solitude que les paroles autour de moi

Sont incapables de transgresser

Des mots qui fusent et qui caressent

Des milliers de lettres éparses

s’éparpillent, humides, molles, soumises et insoumises, sauvages

 

Pourrais-je un jour seulement me satisfaire

de ces explorations,

Errances sinueuses

Soumise aux éléments ?

 

Vents et précipitations ne font pas bon ménage

Quand l’un pousse par là, l’autre retient l’élan

Quand la vague déferle, le vol est improbable

l’écume ronge les falaises,

Le sable comme les heures glisse entre mes doigts

comme des minutes ou des larmes

 

Les pensées surgissent émergent et  roulent

Ressac lent et fragile

Saisonnières ces idées qui surgissent

Un équinoxe de désirs renouvelés.


Publié le 29/04/2026 / 2 lectures
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