La mer attend ailleurs

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Comme une chanson douce…

Une petite chanson sans musique écrite.

À vous, lectrices et lecteurs, de lui prêter

un air, une voix, un souffle.

 

 

La mer attend ailleurs.
Nous avons la tasse chaude,
la fenêtre entrouverte,

et ce mot juste, enfin,
qui ne demande rien.

 

L’immensité peut attendre,
et l’horizon qui fuit.
Les serments s’effacent doucement

dans le silence,

avant de réchauffer
nos mains.

Ce mot, je te le dis.

Je te prépare
la tasse chaude.

La fenêtre, je l’entrouvre.

Ce mot juste
ne demande rien.

 

La mer attend ailleurs.
Nous avons la tasse chaude,
la fenêtre entrouverte,

et ce mot juste, enfin,
qui ne demande rien.

 

Le café réchauffe
tes mains froides.

La vapeur monte,
blanche et légère.

L’air frais entre.
Nous respirons.

Nous n’avons rien à promettre.
La vie se pose ici,
ici, tout près de nous.
Le jour vient comme il vient.
Le large peut attendre.

 

La mer attend ailleurs.
Nous avons la tasse chaude,
la fenêtre entrouverte,

et ce mot juste, enfin,
qui ne demande rien.

 

La mer est loin, la mer est grande,
elle se perd à l’horizon.
Les serments pèsent encore
sur tes épaules.
Nous sommes là, tout simplement,
un mot vrai entre nous.

La vapeur se dissipe.
L’air frais caresse ta nuque.

Nous sommes là,
dans la chaleur,
dans le souffle.
Le mot reste,
tout près de nous.

 

La mer attend ailleurs.
Nous avons la tasse chaude,
la fenêtre entrouverte,

et ce mot juste, enfin,
qui ne demande rien.

 

Tu poses la tasse.
Je reste près de toi.
La mer attend ailleurs.
Tout ce qui compte est ici.
Ici.


Publié le 01/11/2026 / 4 lectures
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