La marche c'est toute sa vie
Rien d'autre ne lui donne plus envie.
Il passe son temps à marcher,
Il en a besoin pour exister.
C’est au court d'une de ses longues marches
Qu’il a pu gravir, de sa vie, les marches.
Pourtant, il fut un temps, il eut une autre vie.
Un travail, des enfants, mais son envie
L'emmena ailleurs il décida soudain de tout quitter
Pour faire un tour du monde à pied
Sa marche change alors de nature
Puisqu’il n’est pas mûr
Pour affronter seul cela
Il est là à attendre et espérer un la.
Une note cachée dans une symphonie
Qui soudain lui fera reprendre goût à la vie.
Sur son chemin, il sait qu’il va rencontrer
Des gens qu’il n’est pas prêt à confronter.
Alors, il prend son courage à deux mains
Et fait des rêves en vain.
Il se lance sur ce sentier
Sans savoir quand il va s’arrêter.
Il marche longtemps, quatre heures, peut-être
Lorsqu’un village se dévoile dans son être.
Quelques personnes se baladent là
En faisant comme si il n’existait pas.
Il se sent étranger, alors il se met à rêver.
Il n’a plus peur de ne pas y arriver.
Il sait qu’il n’est pas seul à gamberger
Que tous ces êtres ont envie d’aimer.
Même si ce n’est pas lui qu’ils regardent
Il se reconnait dans leurs larmes et tarde
À passer son chemin pour trouver un refuge
Pour la nuit qui s’insurge.
Le lendemain, il reprend son bonhomme de chemin
Rassuré, affermi et maître de son destin.
Il sait maintenant qu’il est parti
Et qu’il ne reviendra que si
Un horizon nouveau apparaît
Sans qu’il n’ait.
À le nommer ni le déterminer
Dans un souffle envolé.
Voilà maintenant un an qu’il est parti
Il a traversé différents pays
Sa solitude s’est transformée
En un besoin de partager.