Vingt ans. La vie devant soi, a croquer à pleines dents, la liberté qui se glisse dans les cheveux au vent. A son rythme le coeur battant.
Vingt ans. Y repenser huit ans plus tard sans le goût de tourner, en arrière, le regard sur ce grand soir, sur ce grand silence, cette prison qui enferme les sens, la douleur qui revient avec insistance. Les chaînes à la voix, la peur, la colère, l'errance. L'incompréhension.
Alors les yeux rivés vers l'avant espèrent un peu plus ce qu'ils voient déjà, ce qui est venu pas à pas, une parole qui prend de plus en plus les devants.
Vingt ans. Certains bons souvenirs mais une époque révolue.
Lucie R.
(Texte non libre de droits.)