J’entre dans l’eau comme on entre en soi
Dépouillée des bruits, des poids anciens
La faute se dissout, la peur se noie
Le passé se délite entre mes mains
Le feu m’a traversée sans me détruire
Il a brûlé les chaînes et les noms
Ne reste qu’un silence à reconstruire
Un cœur lavé de ses contradictions
L’air m’apprend l’art de laisser partir
Le souffle clair, la page blanche offerte
Chaque expiration devient avenir
Chaque battement, une porte ouverte
La terre recueille mes vieilles cendres
Elle sait tout des cycles et des retours
Je m’y ancre enfin, prête à entendre
La vie renaître en moi, nue et lourde d’amour