Un jour, je suis tombée sur ce message sur les réseaux. Il m’a touchée, non pas pour ce qu’il racontait, mais pour ce qu’il réveillait en moi. Cette sensation familière d’être quelqu’un qui ressent beaucoup. Trop parfois. Quelqu’un qui capte les émotions avant qu’elles ne soient dites, qui sent quand quelque chose se dérègle, même quand tout semble encore calme en surface.
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Parfois dans nos cœurs le vent se lève, des coups de vent de plus en plus forts rythmés par nos battements de cœur qui s'accélèrent. Avec le vent notre ciel s'assombrit, la noirceur des pensées envahit notre esprit… J’ai beau le sentir chez les gens que j’aime, je ne peux que le ralentir, mais la force du vent est plus forte que mes paroles et mes gestes… La pluie vient s’installer, forte elle aussi, balayant, ravinant tout ce qui restait de calme et de joie… Alors vient la tempête et tous les éléments se déchaînent. Seules la colère et la tristesse se font écouter, anéantissant ce qui pourrait calmer cet enfer… Certains attendent le retour au calme, l’apaisement, pour ne pas risquer d’être victimes au passage, quitte à disparaître à la fin du marasme… Perso, je reste, traversant la tempête avec mes frêles armes… les p’tits cœurs, mes p’tits mots, mes tentatives pour que s’abatte sur moi cette vague de noirceur afin qu’elle disparaisse au plus vite… Quand le soleil revient, c’est un soulagement de joie 💖💖💖
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Je suis hypersensible et longtemps j’ai cru que c’était un défaut. Ressentir autant, être traversée par les humeurs, les silences, les douleurs des autres. Vouloir soutenir, apaiser, comprendre. Donner ce que je peux, du mieux possible. Pas parce que je me sens responsable, mais parce que c’est ma façon d’aimer, ma façon d’être en lien.
Mais ce que ce texte m’a rappelé, c’est que cette sensibilité-là ne me protège pas. Il m’arrive d’être triste en même temps que ceux que je soutiens. De vaciller, de me sentir fatiguée, de porter trop. On parle souvent de ceux qui restent forts, mais on oublie ceux qui ressentent tout, même en silence. Ceux qui tiennent tout en étant fragiles.
Je n’ai pas toujours les bons mots. Je ne sais pas réparer. Je fais de mon mieux avec ce que je suis, avec mes émotions à fleur de peau, avec cette empathie qui déborde parfois. Et certains jours, être là demande plus de courage que partir. Parce que rester, quand on ressent autant, ça touche aussi là où ça fait mal.
Si j’ai eu envie de partager ce message et d’y mêler mon ressenti, c’est pour ça. Pour dire que soutenir n’est pas toujours synonyme de force tranquille. Que l’on peut être présente, aimante, attentive, tout en étant vulnérable. Et que cette fragilité-là n’enlève rien à la sincérité du lien. Bien au contraire.