Un jour, je suis tombée sur ce message sur les réseaux. Il m’a touchée, non pas pour ce qu’il racontait, mais pour ce qu’il réveillait en moi. Cette sensation familière d’être quelqu’un qui ressent beaucoup. Trop parfois. Quelqu’un qui capte les émotions avant qu’elles ne soient dites, qui sent quand quelque chose se dérègle, même quand tout semble encore calme en surface.
------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Parfois dans nos cœurs le vent se lève, des coups de vent de plus en plus forts rythmés par nos battements de cœur qui s'accélèrent. Avec le vent notre ciel s'assombrit, la noirceur des pensées envahit notre esprit… J’ai beau le sentir chez les gens que j’aime, je ne peux que le ralentir, mais la force du vent est plus forte que mes paroles et mes gestes… La pluie vient s’installer, forte elle aussi, balayant, ravinant tout ce qui restait de calme et de joie… Alors vient la tempête et tous les éléments se déchaînent. Seules la colère et la tristesse se font écouter, anéantissant ce qui pourrait calmer cet enfer… Certains attendent le retour au calme, l’apaisement, pour ne pas risquer d’être victimes au passage, quitte à disparaître à la fin du marasme… Perso, je reste, traversant la tempête avec mes frêles armes… les p’tits cœurs, mes p’tits mots, mes tentatives pour que s’abatte sur moi cette vague de noirceur afin qu’elle disparaisse au plus vite… Quand le soleil revient, c’est un soulagement de joie 💖💖💖
------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Je suis hypersensible et longtemps j’ai cru que c’était un défaut. Ressentir autant, être traversée par les humeurs, les silences, les douleurs des autres. Vouloir soutenir, apaiser, comprendre. Donner ce que je peux, du mieux possible. Pas parce que je me sens responsable, mais parce que c’est ma façon d’aimer, ma façon d’être en lien.

Mais ce que ce texte m’a rappelé, c’est que cette sensibilité-là ne me protège pas. Il m’arrive d’être triste en même temps que ceux que je soutiens. De vaciller, de me sentir fatiguée, de porter trop. On parle souvent de ceux qui restent forts, mais on oublie ceux qui ressentent tout, même en silence. Ceux qui tiennent tout en étant fragiles.

Je n’ai pas toujours les bons mots. Je ne sais pas réparer. Je fais de mon mieux avec ce que je suis, avec mes émotions à fleur de peau, avec cette empathie qui déborde parfois. Et certains jours, être là demande plus de courage que partir. Parce que rester, quand on ressent autant, ça touche aussi là où ça fait mal.

Si j’ai eu envie de partager ce message et d’y mêler mon ressenti, c’est pour ça. Pour dire que soutenir n’est pas toujours synonyme de force tranquille. Que l’on peut être présente, aimante, attentive, tout en étant vulnérable. Et que cette fragilité-là n’enlève rien à la sincérité du lien. Bien au contraire.

 


Publié le 14/02/2026 / 10 lectures
Commentaires
Publié le 14/02/2026
Tu sais, cette force que tu as apprivoisée, cette hypersensibilité qui te traverse comme une marée, elle fait partie de ta beauté. Mais être là pour les autres, même quand tu es au fond, ce n'est pas la seule façon d'aimer. Parfois, s'aimer soi-même, c'est le plus beau cadeau qu'on puisse offrir à ceux qui nous chérissent. On t'aime quand tu es présente, oui! Mais on t'aime encore plus quand tu es heureuse, quand tu te choisis, quand tu poses tes limites. Ta joie nous nourrit bien plus que ton sacrifice. Ton rire vaut mille présences forcées. Ta légèreté nous illumine davantage que ton dévouement épuisé. On t'aime telle que tu es : avec tes tempêtes intérieures et tes éclaircies, tes forces et tes failles, tes élans et tes retraits. On t'aime femme, simplement femme, dans toute ta complexité magnifique. Pas besoin d'être un phare constant pour mériter notre affection. Même éteinte, même fragile, même égoïste (oui, ose l'être !), tu restes celle qu'on chérit. Alors préserve toi, ma belle alchimiste. Choisis toi. C'est comme ça aussi qu'on t'aime : vivante, vibrante, et surtout, heureuse. Et si parfois tu doutes? Rappelle toi qu'on préfère te savoir loin mais sereine, plutôt que proche mais brisée. Et puis on aime quand tu te mets à nue sous tes écrits - m'y reconnaitrais je? Shuuuttttt!
Connectez-vous pour répondre