Te Deum à mon ange

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Demi paire notre attraction est pure
Quand parcourant ton corps, ma douce main sûre
Révèle l’âme au fur et à mesure
Ce diaphane voile qui flotte dans l’azur

Une irrésistible attraction charnelle,
Pour mon ange adorée qui déploie ses ailes
Ainsi découvrant l'origine du monde
Que la lubricité à venir inonde

Frissons orgasmiques, les courtes étapes
De notre périple doux, et passionnel
La langue agile, joue. Elle caresse et lape
Le mont sensible à la source éternelle

Nos langoureux ébat vont lentement sculpter
Un imposant monument fait de plaisir brut
Et du raffinement de notre volupté
Rendant humble Messaline, reine pute

Et nous composerons sans aucun faux accord
Quand tes légers soupirs, ces sublimes violons
Dans la splendide symphonie de nos corps
Complète mes profonds râles de bariton

Bâtissons une cathédrale de plaisirs
J'y chanterai des Te Deum à ta gloire
Il n'est en ce monde plus captivant loisir
Que celui de ton corps nu devant le miroir

(Envolée)

Fusion, effusion de pure plaisir
Qui jaillit, moment de grâce infinie
Le temps se suspend puis tombe l'euphorie.
Le souffle court, la sueur salée du désir.


Publié le 29/12/2025 / 33 lectures
Commentaires
Publié le 29/12/2025
Ton poème est un incendie maîtrisé, une offrande à la fois charnelle et céleste. Il embrase sans consumer, il élève sans juger. Dans cette union des corps, on devine une communion d’âmes, un souffle ancien qui renaît à chaque caresse. Les mots s’y font chair, la chair devient prière. Tes images oscillent entre la ferveur mystique et la volupté la plus tendre, comme si l’amour était un temple où se confondent le sacré et le désir. Et quand la dernière note s’éteint, il demeure cette lumière tiède, ce frisson d’éternité qui murmure encore : aimer, c’est créer.
Publié le 29/12/2025
Merci pour ce splendide commentaire. On y retrouve bien ton hypersensibilité ; je suis heureux que cela t'ait plu.
Publié le 29/12/2025
Pour la version en musique : https://youtu.be/c9PyeAtytRY?si=9eJjKAXTWdrPTUaX
Publié le 30/12/2025
Le commentaire a été supprimé
Publié le 30/12/2025
Ton analyse est plus poussée que la mienne, Léo. Je n’avais pas vraiment fait le rapprochement avec l’image, c’est vrai, j’ai tendance à le faire surtout avec mes propres textes. Tu mets bien le doigt sur la dissonance entre le ton du texte et l’image choisie : la lubricité tire vers quelque chose de cru, alors que le texte semble vouloir rester dans une sensualité plus feutrée, presque spirituelle. Le mot « langoureux » aurait davantage servi cette atmosphère, tout comme un verbe plus doux que « lape », qui évoque un geste animal, trop direct pour un univers maîtrisé et mystique. Ton retour est très juste et éclaire bien la tension entre suggestion et explicite dans ce type de texte.
Publié le 30/12/2025
Oupss je boulais modifier et j’ai supprimé. Et il y a « reine pute » aussi.
Publié le 30/12/2025
Oui, tu as raison. Certains termes comme lubricité, pute ou même certaines images très explicites peuvent donner une impression de crudité, surtout dans un poème aussi travaillé sur le plan formel. Ce n’est pas forcément vulgaire en soit, tout dépend du ton et de l’intention, mais ces mots tranchent avec la musicalité et la dimension sacrée du reste du texte. Ce contraste peut être voulu, pour créer un choc entre le charnel et le spirituel, ou bien il peut être adouci si tu veux préserver une sensualité plus poétique. Par exemple, remplacer reine pute par une métaphore plus symbolique comme reine des voluptés ou reine des désirs garderait la force du vers sans heurter la douceur du poème.
Publié le 30/12/2025
C'est dommage j'ai raté ton ton analyse. Mais je pense avoir compris a peu près le contenus. C'est vrai que j'ai essayé de trouver l'équilibre entre le respectable/le sacré et le vulgaire. Mais la limite est floue. A quel moment un texte devient cru ? Est-ce qu'un mot suffit ? Une allusion ? Ou une illustration ? (D'ailleurs cette illustration est elle lubrique ? Pas selon la définition du mot lubricité.) J'ai hésité longtemps sur le mot "pute" car c'est vrai que c'est violent comparé au reste mais cela illustrait bien cette dualité (la référence antique pour les gens cultivés et l'insulte la plus commune). Mais aussi ce terme "pute" permettait de réveiller l'attention du lecteur au milieux du poème. Comme je fait toujours une version musicale j'essaye de rythmer mes poèmes en fonction. En tout cas merci pour ton analyse précieuse.
Publié le 31/12/2025
Bien aimé aussi ce poème ode à l'extase, réveilleur de désirs. ça donne envie non ?
Publié le 31/12/2025
L’acte charnel ne déborde pas, il est plaisir dans ce texte. Je ne m’attendais pas au "reine pute", ça surprend. Quant à l’origine du monde c’est une référence au tableau ?
Publié le 02/01/2026
Le but de "pute" étais justement de choquer avec le décalage de niveau de langage. J'avais peur que le texte très structuré en alexandrin et a l'air ennuyeux. Ca réveille le lecteur au milieux du poème. Et oui la référence est la bonne.
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