A la station des imprudents

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Ton visage contre les ors du palais.

Je dilapide mon infortune.

Au vent léger, au reste de l'été,

Qui peu à peu se consume.

 

Habité par l'espoir,

Je deviens.

Habillé de mémoire,

J'en conviens.

 

Je prends le pari du vide,

Pour assigner le néant,

Le remettre au couchant.

 

Je m'épris des signes, vite...

 

Il me faut t'aimer davantage encore.

Voir les mots se choquer,

S' entrelacer à l'intérieur,

Devenir sur ta peau, des baisers.

 

Il me faut prendre vraiment peur.

Une petite mort imprévue.

Comme une alerte sur mon coeur,

De t'avoir, une nuit, perdue.

 

Je me recharge de bonheur,

A la station des imprudents.

Ne prends pas de joueurs,

Par crainte des accidents.

 

 


Publié le 31/12/2025 / 23 lectures
Commentaires
Publié le 31/12/2025
J'aime bien, cette sorte de légèreté et de sérénité pour dire plus. De belles images (je dilapide mon infortune qui peu à peu se consume. Je me recharge de bonheur). Y ai lu une rupture acceptée, ne suis pas sûre. On interprète souvent à nos guises et à nos désirs.
Publié le 31/12/2025
J'y vois l'inextinguible espoir, coûte que coûte ; la foi en la force des mots, quel que soit le risque.
Publié le 31/12/2025
Merci Claude pour ce commentaire.
Publié le 31/12/2025
Je laisse chacun et chacun à son interprétation et à son ressenti. Il y a une rupture et même une rupture évitée !
Publié le 31/12/2025
Un texte très pudique et délicat. On y sent une traversée, une présence de l’absence, sans jamais la nommer. Les images sont belles, justes, et laissent beaucoup d’espace au lecteur. Merci pour ce partage sensible.
Publié le 31/12/2025
Merci beaucoup Mich. Je suis content de voir que ce texte parait plus '' ouvert'' au lecteur. Je ne trouve pas le mot que je souhaite.
Publié le 31/12/2025
Un écrit pudique, sensible, où l’on sent un amour contrarié, voire une rupture. Les mots se suivent, les uns derrière les autres, avec élégance. Les images ouvrent des interprétations, une grille de lecture au lecteur.
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