A la station des imprudents

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Ton visage contre les ors du palais.

Je dilapide mon infortune.

Au vent léger, au reste de l'été,

Qui peu à peu se consume.

 

Habité par l'espoir,

Je deviens.

Habillé de mémoire,

J'en conviens.

 

Je prends le pari du vide,

Pour assigner le néant,

Le remettre au couchant.

 

Je m'épris des signes, vite...

 

Il me faut t'aimer davantage encore.

Voir les mots se choquer,

S' entrelacer à l'intérieur,

Devenir sur ta peau, des baisers.

 

Il me faut prendre vraiment peur.

Une petite mort imprévue.

Comme une alerte sur mon coeur,

De t'avoir, une nuit, perdue.

 

Je me recharge de bonheur,

A la station des imprudents.

Ne prends pas de joueurs,

Par crainte des accidents.

 

 


Publié le 31/12/2025 / 24 lectures
Commentaires
Publié le 31/12/2025
Un texte très pudique et délicat. On y sent une traversée, une présence de l’absence, sans jamais la nommer. Les images sont belles, justes, et laissent beaucoup d’espace au lecteur. Merci pour ce partage sensible.
Publié le 31/12/2025
Merci beaucoup Mich. Je suis content de voir que ce texte parait plus '' ouvert'' au lecteur. Je ne trouve pas le mot que je souhaite.
Publié le 31/12/2025
Un écrit pudique, sensible, où l’on sent un amour contrarié, voire une rupture. Les mots se suivent, les uns derrière les autres, avec élégance. Les images ouvrent des interprétations, une grille de lecture au lecteur.
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