Hélène sur Facebook m'avait recommandé de découvrir Anton Bruckner. Cette Septième Symphonie a été une magnifique découverte, et j’ai maintenant très hâte d’écouter les autres. Quel univers ! 🙏🎶
Et voici mon ressenti
ANTON BRUCKNER — SYMPHONIE N° 7
J’ai découvert Anton Bruckner par sa Septième Symphonie.
Je l’ai écoutée en entier, en laissant simplement venir la musique. Et quelle découverte !
Cette symphonie a du corps. Beaucoup de corps. Du corps comme on le dit d’un vin, mais aussi du corps par la masse des instruments, par ces cuivres puissants, ces cordes qui parfois semblent pleurer, ces couches successives qui viennent nourrir la musique.
À l’oreille, j’y ai retrouvé des vibrations connues : Beethoven bien sûr, et déjà quelque chose qui m’évoque Mahler — que j’ai pourtant découvert avant Bruckner. Par instants, certaines couleurs m’ont même fait penser à Rimski-Korsakov.
C’est assez fascinant : on découvre un compositeur et l’on reconnaît en lui des paysages que l’on croyait appartenir à d’autres.
Mais ce qui m’a le plus impressionné chez Bruckner, c’est le mouvement même de sa musique.
Il y a comme une lenteur devant, tandis que derrière quelque chose pousse.
La musique paraît avancer lentement, presque langoureusement, mais les instruments accumulent une force qui finit par la soulever. Le crescendo enfle, la masse orchestrale devient immense, explose… puis parfois tout s’arrête brutalement.
Et Bruckner repart dans la lenteur.
C’est une musique qui respire, qui se soulève et retombe, avant de reprendre son élan.
J’ai eu plusieurs fois la chair de poule.
La Septième est longue, et tant mieux : on a le temps d’entrer dedans, de s’y installer et de la laisser agir.
Ce n’est pas La Symphonie fantastique…
Mais c’est une symphonie fantastique.
Une magnifique découverte.