Sur la grande toile du temps, l'hiver semblait être un gros mot plein de violence sur des vies qui ne rêvaient que de douceur et de printemps.
Cet hiver , le climat avait buggé , occasionnant des inondations, des tempêtes, des vents violents, et les tornades avaient mis à terre les arbres morts, mais aussi beaucoup d'autres.
Sur les écrans de télévision, des images de désastre, défilaient comme des cauchemars sans fin.
Il sortit dans la rue où les arbres déracinés,gisaient immobiles , à terre comme des guerriers vaincus et, avec ses grosses chaussures, il enjamba les troncs et les branches cassées.
Il marchait vite, craignant de recevoir sur la tête, une branche morte encore accrochée dans les arbres.
Le vent était retombé et la pluie mouillait maintenant le trottoir jonché de feuilles et de détritus soulevés par la tempête.
Il rentra dans un café et commanda un cappuccino bien chaud.
Du monde s'était réfugié à l'intérieur, et il y avait du bruit. Il regardait les autres, perdu dans ses réflexions, quand il vit rentrer son amie.
Elle esquissa un sourire et s'assit en face de lui.
Il lui semblait que la chaleur revenait dans tout son corps et il lui prit la main.
À présent, cette grimace hideuse d'un hiver trop excessif, disparaissait au contact de sa main. Il restait immobile et submergé d'une paix bienfaisante.
De belles images de printemps, surgissaient dans leurs yeux, heureux de se voir et l'on y devinait comme des jonquilles reflétant leur joie d'être ensemble, et leurs projets plein d'espoir.
Il pourraient bientôt voguer vers des eaux turquoises, flâner dans des rues pittoresques, admirer les crépuscules jusqu'à la tombée de la nuit, puis rentrer tranquilles sans penser à rien d'autre qu'au bonheur de vivre.
Images, voyages, liberté, paix.
EDG