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La Promesse du Destin
Partie 1

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Cela fait maintenant des années que je travaille comme assistant pour l'entreprise multinationale Valygaut. J'ai commencé tout en bas de l'échelle, et quand je dis « tout en bas », je veux dire carrément dans les sous-sols à l'âge de 16 ans. Je viens d'une famille très pauvre : ma mère était alcoolique et mon père a disparu lorsque j'étais petit. À vrai dire, mon enfance est un cliché dans ma ville natale, à l'exception de mon avenir. Vous devez vous demander comment j'ai fait pour sortir du sous-sol et atteindre le sommet ? Avec de l'acharnement, des sacrifices, et très peu de sommeil.

Depuis que j'ai l'âge de marcher, j'ai fait divers petits boulots : vendre des journaux pour ma mère, qui ne pouvait pas se déplacer à cause de l'alcool, nettoyer des casseroles dans des restaurants, faire le ménage, et finalement atterrir en tant que concierge dans une multinationale. Les études ont toujours été une priorité ; je ne voulais pas de cette vie. Après avoir réussi à économiser assez d'argent, je suis parti de chez ma mère, et de cette ville maudite. J'ai fini par être major de ma promotion à l'université et j'ai postulé dans l'entreprise dont je rêvais. Au début, j'étais simplement un assistant des assistants du grand patron ; désormais, je suis le patron des assistants et, avec un peu de chance et beaucoup de travail, son bras droit.

Malheureusement ou heureusement, cela dépend des points de vue, je n'ai pas perdu mes mauvaises habitudes : je mange et dors peu... sauf quand...

- Sacha !

Je viens littéralement de tomber de ma chaise. Cette voix appartient à la fille du patron ; Félicity. C'est une personne qui se montre très peu en public ; beaucoup de gens ne l'ont même jamais vue, car elle souffre d'anxiété sociale. Je la connais depuis mes débuts, d'ailleurs. Notre rencontre était un heureux hasard. Monsieur Valygaut est rarement présent dans ses entreprises ; il préfère travailler de chez lui. Un jour, un des assistants est tombé malade. On m'a donc chargé de lui apporter un dossier important en urgence ; c'était ma première mission significative. Arrivé chez lui, j'ai été frappé par la taille gigantesque de sa maison, avec ses murs blancs et ses fenêtres brillantes qui reflétaient le soleil. Je me suis retrouvé dans la cuisine, où une petite rousse aux cheveux en pétard préparait un énorme plateau repas. Je vous laisse deviner qui c'était...

- Vous venez faire une partie avec moi ? Vous avez mangé quelque chose aujourd'hui ? Vous avez assez dormi ? Je vous trouve blafard aujourd'hui.

- Une question à la fois, mademoiselle, s'il vous plaît.

Je savais que le patron avait une fille, tout le monde le sait, mais je ne m'attendais pas à... elle. Félicity est chétive, avec des cheveux bouclés et d'un roux éclatant. Son père, en revanche, est assez grand, avec des cheveux raides et noirs comme les ailes d'un corbeau. La première fois que nous nous sommes vus, elle s'est littéralement enfuie, laissant tout sur le plan de travail.

Le deuxième jour, je me suis encore perdu. Major de sa promotion, mais avec un sens de l'orientation lamentable, je l'ai donc recroisée. Cette fois, elle était coiffée et bien habillée, comme si elle avait anticipé ma visite. Elle ne s'est pas enfuie, mais elle ne m'a adressé aucun mot, ni même un regard ; elle s'est juste figée. J'ai donc continué mon chemin sans dire un mot.

Le troisième jour, on pourrait se dire que j'ai retenu comment me rendre dans le bureau du patron sans faire plusieurs détours, mais non ! Je me suis de nouveau retrouvé dans la cuisine, mais cette fois elle n'était pas là ; enfin, si, elle y était, mais cachée. Je ne lui ai jamais avoué que je l'avais vu derrière le plan de travail. Ce jour-là, elle m'avait laissé un plan de la maison qu'elle avait dessiné, rempli de petits personnages mignons alors j'ai fini par lui laisser un mot à mon tour. Les assistants qui venaient avaient tendance à lui poser tout un tas de questions sur elle et sur son père lorsqu'ils la croisaient. Elle a été étonnée que je ne lui pose aucune question, et c'est précisément cela qui l'a poussée à m'aider. Voilà comment, petit à petit, Félicity Jones Valygaut est devenue mon amie cachée.

Étant devenu l'assistant de son père, je travaille principalement chez eux. C'est presque comme ma seconde maison, en fait, voire ma première, car j'y passe plus de temps que dans mon propre appartement. Félicity vient souvent dans mon bureau pour que je passe du temps avec elle : jouer aux jeux vidéo, regarder un film, lire des mangas ou simplement discuter. Ça ne me dérange pas, bizarrement... après tout, je n'ai jamais eu le temps de faire toutes ces activités plus jeunes. Cela peut paraître enfantin, mais elle veille à ce que je mange quand j'oublie, et je trouve du réconfort à ses côtés.

Malgré toutes ses heures et toutes ces années passées avec elle, il faut savoir que je ne connais pas son âge ; d'ailleurs, il y a beaucoup de polémique sur ce sujet. Je connais Félicity depuis maintenant trois ans, mais je n'ai jamais osé lui poser la question, et en soi, je m'en moquais. En privé, elle se comporte comme une enfant de 16 ans. Mais, malgré sa forte anxiété à cause de l'influence de son père, elle se retrouve de temps en temps en public, et là, c'est une tout autre personne... elle reste tout de même très discrète, mais si quelqu'un l'aborde, elle se comporte comme une jeune femme mature. Après ces sorties en public, elle peut rester enfermée durant des jours ; même les gouvernantes ne la voient pas, sauf... moi.

- Venez manger avec moi, j'ai fait préparer des pizzas. D'ailleurs, vous pourriez aller les récupérer dans la cuisine ? S'il vous plaît ?

- Cela fait des jours que les gouvernantes ne vous ont pas vues ; elles ont l'habitude, mais elles s'inquiètent tout de même pour vous. Il serait peut-être temps que vous alliez les voir ? En plus, je crois qu'elles en ont assez de voir ma tête à votre place.

- Pas aujourd'hui... Je n'en ai pas la force pour l'instant... Pourriez-vous leur dire, s'il vous plaît ?

- Oui... bien sûr mademoiselle.

- Puis, je vous ai déjà dit de m'appeler par mon surnom quand nous sommes seuls ! Après moi Fé...

- Oui, excusez-moi Féli. Je viens, mais c'est moi qui choisis le jeu cette fois.

- D'accord !

Apparemment, pendant ces périodes d'isolement, elle peut ne pas s'alimenter correctement et faire des malaises vagaux, mais ça n'est jamais arrivé depuis que je suis là. D'ailleurs, maintenant, si cela fait un trop long moment, quelle est enfermé, les gouvernantes viennent dans mon bureau pour que je lui apporte à manger. Étrangement, elle accepte toujours que j'entre, même si elle ne dit pas un mot... alors je fais de même et je travaille à côté jusqu'à ce qu'elle finisse son assiette. Il arrive aussi souvent qu'elle vienne à mon bureau pour s'allonger sur le canapé sans prononcer un mot. J'ai appris à reconnaître les moments où je peux parler et ceux où je dois rester silencieux.

Selon les gouvernantes, son père n'est pas au courant de ses malaises. Félicity a interdit à qui que ce soit de lui en parler. Le patron est quelqu'un de dur, de froid, et assez distant, même avec sa fille, mais il est conscient de son anxiété ; c'est pourquoi il ne la force que très rarement à se montrer. Travailler avec lui est compliqué ; beaucoup tombent en dépression à cause de la surcharge de travail et des délais quasi-impossibles à tenir. Alors, je me retrouve souvent à finaliser des dossiers que d'autres n'arrivent pas à boucler, ce qui m'incombe parfois d'un travail colossal, mais cela ne me dérange pas. Ce travail est la concrétisation de toutes ces années où je me suis battu contre un destin injuste. Alors, je continuerai, jusqu'à ce que je sois assez bon pour devenir le nouveau Valygaut.

***

Ce matin, je me sens fatigué. J'ai très peu dormi la nuit dernière, car j'ai dû finaliser les préparatifs pour un gala organisé par l'entreprise. Hier, j'ai passé du temps avec Féli, ce qui m'a fait prendre du retard, et j'ai dû rattraper cela en sacrifiant quelques heures de sommeil. L'événement va s'étendre sur trois soirées, car nous avons invité tous nos collaborateurs, ce qui nous triple la charge de travail. Il est impératif que tout se déroule parfaitement, notamment en gérant soigneusement qui peut interagir avec qui, pour éviter les tensions entre ceux qui ne s'entendent pas. Cela me rend fou, mais le patron a insisté pour organiser cela en petit comité, soi-disant pour saluer chaque invité personnellement. En réalité, je sais qu'il fait cela pour Félicity. Après tout, c'est lui qui dirige l'entreprise, et il serait impensable que son héritière ne soit pas présente.

C'est d'ailleurs à cause de cet événement qu'elle est cloîtrée en ce moment. L'idée de devoir échanger avec tant de personnes la terrifie. Hier, j'ai remarqué des corrections dans mon organisation. Je suis presque certain qu'elle a fouillé dans mon ordinateur. Même si cela m'a été d'une grande aide, j'aurais préféré qu'elle ne le fasse pas. J'aurais voulu être là pour elle durant ces jours de fête, mais les dossiers s'accumulent sur mon bureau. Et puis son père n'a absolument aucune idée de nos échanges réguliers...

Tous les matins, je passe par une entrée de service, car il y a parfois des paparazzi postés devant la maison. Au fil des années, le lieu est devenu une véritable forteresse, surtout depuis que l'âge de Félicity est devenu le sujet favori des médias. Chacun cherche à glaner le moindre détail. En passant par cette entrée, j'arrive directement dans le jardin. Féli m'a même dessiné une carte pour me repérer, que je ressors chaque fois que je suis trop fatigué pour me souvenir du chemin exact.

- Après toutes ces années, vous ne parvenez toujours pas à vous orienter ? D'ailleurs, vous avez vraiment une sale tête... encore pire qu'hier, je dirais.

Féli... toi aussi, tu as l'air épuisé. Parfois, je me demande ce qu'elle représente vraiment pour moi. Est-elle simplement la fille de mon patron, un moyen d'assurer ma carrière et de me faire bien voir ? Non... c'est bien plus complexe que cela. Si notre relation était seulement professionnelle, j'aurais déjà tout révélé à son père depuis longtemps. Et puis, elle a le pouvoir de m'utiliser à son avantage si elle le souhaitait. Mais ce n'est pas du tout son style. Est-elle comme la petite sœur que je n'ai jamais eue, celle qui me ferait sourire même dans les moments difficiles ? Ou... y a-t-il quelque chose de plus entre nous, une connexion qui transcende notre statut ? Pourquoi ces pensées me traversent-elles l'esprit à cet instant ?

- Que faites-vous dans le jardin aussi tôt ? Vous allez attraper froid.

- L'atmosphère calme du matin m'apaise, puis je savais que vous passeriez par là. Combien d'heures de sommeil avez-vous sacrifiées pour rester avec moi hier ? J'ai changé quelques éléments de l'organisation du gala, vous l'avez vu ? Je sais que c'est quelque chose que père apprécierait.

- Je me disais bien que c'était vous. Il faut vraiment que je change mon mot de passe.

- Pourquoi vous ferez cela ? Cela ne vous a pas aidé ?

- Si, bien sûr, mais c'était à moi de le faire, pas à vous.

- Et pourquoi pas ? Après tout, je suis héritière.

- C'est un travail d'assistant.

- Vous êtes plus que cela, et puis vous connaissez cette entreprise comme votre poche, ce qui fait de vous un excellent professeur.

- Un jour, je me ferai peut-être licencier pour vous avoir appris tout cela.

- Peut-être, mais lorsque je prendrai les rênes, je vous réembaucherai, et vous aurez le titre que vous méritez.

- Lequel ?

- À vous de me le dire.

À cet instant, je ne sais plus qui elle est... Est-elle cette jeune fille fan d'animes et accro aux bonbons ? Ou bien... est-ce que son âge m'importe plus que je ne veux l'admettre ? Je ne sais pas. Je perds pied. Le manque de sommeil ne m'aide pas à y voir clair. J'ai hâte que ces galas prennent fin.

***

Enfin, c'est le premier soir du gala. L'événement a lieu dans un château que nous avons loué durant des mois pour que tout soit en ordre pour ces soirées. Chaque décor, chaque menu devaient passer et être approuvé par moi. Je suis sur place pour voir une dernière fois l'organisation après cela, si tout se passe bien, je n'aurai plus besoin de venir.

Après avoir tout inspecté de fond en comble une dernière fois, les invités commençaient déjà à affluer sur le lieu. Je finis par m'échapper en vitesse par l'arrière où je tombe nez à nez sur monsieur Valygaut.

- Vous avez fait du bon travail, monsieur West.

- Je n'ai fait que mon travail, monsieur.

- Acceptez ce compliment, vous n'en aurez pas d'aussitôt.

- Merci, monsieur.

- Bien, maintenant, rentrer chez vous. J'ai besoin de vous en pleine forme après ces soirées.

- Oui, monsieur.

- Félicity ? Approche.

Elle sort de l'ombre, tenant la main de son père. Mon cœur rate un battement. Je ne peux pas détourner les yeux. Elle est ornée d'un bustier et d'un pantalon à carreau vert. Ses cheveux, d'ordinaire indomptables, sont magnifiquement tirés pour former un chignon parfait. Elle a un maquillage léger qui fait ressortir ses yeux vert émeraude. Elle est... différente. Même son aura est différente après tout, j'étais toujours très loin d'elle lorsqu'elle apparaissait en public, c'est bien la première fois que je suis aussi proche. Mais qu'est-ce qui me prend ? Pourquoi est-ce que je la regarde autant ? Je deviens ridicule... Ce n'est pas la première fois que je la vois bien habillée, mais pourquoi ce soir, c'est différent ? Est-ce que je me fais des idées ?

Après avoir repris mes esprits, c'est peut-être mon imagination, mais j'ai eu la sensation qu'elle retenait son souffle en passant la porte. J'espère que tout se passera bien pour elle... oui, tout se passera bien, puis j'ai plein de choses à faire. Je ne peux pas rester là à m'inquiéter pour elle, enfin...

Finalement, hier, je n'ai pas pu m'empêcher de rester un peu plus longtemps, juste pour m'assurer que tout allait bien. Je me suis inquiété pour rien, elle gérait bien, mais je la connais un minimum. Je pouvais voir ses petites mimiques de gêne. Elle buvait anormalement beaucoup d'eau remplie de glaçon, elle reprenait souvent sa respiration aussi et elle a gardé une main sur son ventre tout le long des discussions que j'ai assisté. Je me suis forcé à partir, sinon j'allais forcément finir par la rejoindre pour la soulager un peu.

M'enfin comme à mon habitude, je me suis rendu à mon bureau ce matin. Le patron a donné des jours de congé à toutes les gouvernantes durant ces trois jours de gala. Ce qui signifie que la maison sera vide et silencieuse. Mon bureau est chez eux, mais je peux y accéder sans rentrer par la porte principale. En y pensant, ils ont dû rentrer tard de la soirée, Féli doit être en train de dormir à cette heure, et même si elle était réveillée, elle n'aurait pas bougé de sa chambre jusqu'à ce soir. Cela a dû être éprouvant pour elle, je devrais peut-être lui glisser un petit mot sous sa porte...

- Vous arrivez enfin...

- Féli !?

- Ne criez pas comme ça, je suis fatiguée. Nous sommes rentrés tard...

- Pourquoi n'êtes-vous pas dans votre chambre alors !?

- Je vous ai dit de ne pas crier... je savais que vous viendriez travailler malgré vos congés... est-ce que...

- Oui, vous pouvez... levez-vous, je vais l'ouvrir.

- Merci, Sacha...

Je devrais être habitué après toutes ces années, pourtant elle arrive tout de même à me surprendre, mais... lorsque je vois son visage. J'arrive à comprendre ce qu'elle désire et ça l'air de lui convenir à chaque fois. Finalement, avoir fait installer ce canapé convertible lui a plus servi qu'à moi. Je suis content de la voir... au même titre que moi ou je me sens apaisé en sa présence, je suppose que c'est le cas aussi pour elle. C'est pour cela qu'elle vient souvent s'allonger ici... enfin, je suppose que c'est cela. On n'en parle jamais.

- Vous me réveillez si je ronfle, d'accord ?

- C'est hors de question.

- Mais si cela vous dérange ?

- Je n'aurais qu'à mettre mes écouteurs, maintenant dormez. Je vous réveillerai seulement si vous n'entendez pas votre réveil.

- Vous... êtes... le meilleur...

Elle dort déjà... puis je sais qu'elle ne ronfle pas, elle s'est déjà endormie un nombre incalculable de fois sur ce canapé. Si quelque chose devait me déranger, ce serait de ne pas pouvoir taper une sieste, moi aussi ! J'aurais dû rester dormir pourquoi je ne l'ai pas fait en vrai ? Peut-être qu'au fond, je voulais la voir aussi... Qu'est-ce que je raconte, allez au boulot ! 

J'ai vraiment l'impression que la journée est passée à une vitesse affolante, ou c'est parce que je n'ai pas du tout été productif aujourd'hui. Mon regard se dirige de nouveau vers Féli. J'ai fait ça toute la journée... heureusement que son visage est caché par le dossier du canapé, sinon je pense que je l'aurais regardé toute la journée non-stop. Elle a vraiment se pouvoir de me faire oublier toutes mes responsabilités... putain ! Ce soir, je me repose sans mettre de réveil ! Au même instant, son alarme se met à sonner, ce qui me fait sortir de mes pensées obsessionnelles.

C'est l'heure de la seconde soirée, je n'ai pas vu Féli depuis qu'elle est partie se préparer. Bien sûr, elle ne m'a pas adressé un seul mot, nous avons juste échangé un long regard, ce qui m'a de nouveau inquiété. Je sais qu'elle m'en parlera quand tout sera fini, mais j'ai envie de savoir si elle va bien là, maintenant, tout de suite ! Je pousse de longs soupirs depuis hier, sans doute pour me forcer à respirer, je dois arrêter de m'inquiéter à ce point. Alors que je me dirigeais vers ma voiture, j'entends la porte d'entrée s'ouvrir laissant apparaître Féli avec son père. Dans sa robe noire, elle ressemblait à une reine de la nuit. Le tissu soyeux glissait sur ses formes avec une grâce infinie. Le décolleté carré mettait en valeur son cou élancé et la fermeture éclair invisible ne rompait pas la fluidité de sa ligne. Les manches capent, amples et légères flottaient autour d'elle comme des ailes noires. La fente sur la jambe, audacieuse mais élégante, laissait entrevoir des escarpins à talons vertigineux. Le nœud torsadé à la taille, tel un bijou noir, venait cintrer sa taille de guêpe.

Cette sensation... elle est pire qu'hier pourtant cette fois je suis loin d'elle, mon regard n'arrive pas à la quitter de nouveau. Nos regards finissent par se croiser... je me sens littéralement défaillir, je dois reprendre le contrôle. Je romps notre échange pour me diriger en vitesse dans ma voiture. Je sens mon cœur dans chaque parcelle de mon corps, j'attrape mes oreilles qui sont bouillantes et douloureuses tout en essayant de réapprendre à respirer. Qu'est-ce qui m'arrive ? Que vient-il de se passer ? Qui était-elle ? Est-ce que je la connais réellement finalement... ?

Publié le 12/07/2026 / 11 lectures
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