Poésie Cosmique

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Poésie cosmique

 

L’hiver s’en va bientôt prendre ses vacances.

Il nous a apporté tout ce dont la Terre avait besoin

pour se réparer après le merveilleux automne.

 

À elles deux, ces saisons que peu apprécient

nous ont pourtant fait un bien immense.

 

Déjà, les portes-fenêtres du printemps s’entrouvrent,

et les rayons nous atteignent un peu plus chaque jour.

 

Ce qu’il y a de merveilleux,

c’est de ressentir les mouvements de la Terre

sans vraiment s’en apercevoir.

 

Moi, je les connais, ces mouvements.

Je les comprends.

Je les vois.

 

Il me suffit de regarder le ciel

et de sentir l’inclinaison de l’axe

entre moi et la lumière.

 

Savoir où nous sommes

sur l’orbite autour du soleil,

je le perçois aussi.

 

C’est surtout l’axe que je capte.

Dans ma tête, tout devient clair, net, précis.

 

Comprendre les saisons,

c’est s’ancrer dans les mouvements

de la Terre et de la Lune.

 

Ce n’est pas par magie

que cette beauté et cette exactitude s’opèrent.

C’est plus vaste que tout ce que nous pouvons imaginer.

 

Alors comprendre,

observer,

capter

donne une autre dimension

à ce phénomène fabuleux

qu’est notre système solaire.

 

On a parfois l’impression

que tout a été posé exactement là,

au bon endroit

comme si quelqu’un, avec une clé,

avait mis le mécanisme en marche.

 

Et que rien ne devait jamais s’arrêter.

 

J’aime me retrouver à la plage,

observer la Terre qui tourne

pour coucher le soleil

et lever la pleine lune à l’opposé.

 

Je pourrais tendre les bras

et suivre exactement le mouvement.

 

Car oui,

c’est la Terre qui met le soleil au lit

et qui, au même instant,

lève la lune.

 

Pas besoin de border les draps.

L’autre hémisphère

fera exactement la même chose.

 

Pendant que nous disons bonsoir,

quelqu’un ailleurs dit bonjour.

 

Le même mouvement.

La même rotation.

Un seul geste.

 

Et moi, les pieds dans le sable,

je tourne avec elle.

 

Regarder le ciel,

c’est me sentir plus vaste

et plus simple à la fois.

 

C’est comprendre que je ne suis

ni au centre

ni à part.

 

Je suis une petite phrase

dans une poésie cosmique.

 

Mais une phrase reliée

au même point d’attache

que vous.


Publié le 23/02/2026 / 6 lectures
Commentaires
Publié le 23/02/2026
Je me laisse emporté par cette poésie. C'est si joliment conté. Le ciel nous émerveille tous les jours dans un éternel recommencement qui n'est jamais tout à fait le même. Merci infiniment. Ce texte est précieux.
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