Privé d’une ombre en fleur le ruisseau du matin

Traverse les faubourgs de la ville en chemise

Que des bourgeons de vent à la mine soumise

Soulèvent comme un gant taillé dans du satin.

 

Des femmes sans prénom aux regards de catin

Bourdonnent des chansons sur la terre promise

Dont les ports luxuriants où la honte est permise

Accueillent des enfants au triste baratin.

 

Par le sentier souillé d’une sombre ruelle

Le reflet argenté d’une odeur très cruelle

Creuse de son parfum des flaques dans les murs.

 

La misère édentée épouse la richesse

Un poignard attisé par beaucoup de finesse

Et souriant au diable écorche nos fémurs.

 

Francis-Etienne Sicard Lundquist 

Griffes d'orties @2014


Publié le 29/08/2025 / 3 lectures
Commentaires
Publié le 29/08/2025
Il y a dans ton poème une forme de puissance ou d’emprise maléfique jusque dans la noirceur des ruelles et j’ai pensé à un film gothique qui m’est venu en tête et dont j’ai vu la toute dernière adaptation cinématographique récemment, celui de Nosfératu et puisque l’on parle de vampire et de port j’ai pensé aussi au Démeter. Ces êtres sans reflets se nourrissant de la vie des autres, et dans ton poème jusqu’au désespoir. Sanguinaires et raffinés, complexes. A plus tard Francis-Etienne.
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