Funérailles

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Une mer sans relief, dessinant l'infini,

Dans un tableau brossé pour des yeux délicats,

Un ciel en pardessus, limpide, au bleu uni,

Où la brise ordonnée feutre tous les tracas.

 

Mots simples en murmure au chuintement de soie,

Regards contre-plongeants, bontés parcimonieuses,

Une plainte, un soupir, que les plus forts sursoient

Et le noir appauvri des âmes caverneuses.

 

Et la mer et le ciel, la brise et les murmures

Parfument les sanglots dans un confiteor,

Où l'encens éthéré se répand en guipures,

 

Tel un psaume sacré que l'inconnu colore.

Un espoir de voyage au-delà de l’azur,

Conjurant… l'horizontalité de la mort…


Publié le 17/12/2025 / 15 lectures
Commentaires
Publié le 18/12/2025
Chapeau, un sublime poème où l’art se mêle aux sens et glisse en une forme de renoncement. L’usage du vocabulaire religieux est subtil et allitérations et assonances sont au rendez-vous pour asseoir techniquement cette très belle réalisation, merci beaucoup, et un grand bravo !
Publié le 19/12/2025
Merci Léo pour ce commentaire élogieux et subtil lui aussi. J'espère que les lecteurs vont ressentir ce que j'ai voulu faire passer dans ce sonnet. Un conseil : le lire à voix haute. Merci encore
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