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« N'aie pas peur d'avancer lentement, aie peur de rester immobile. » — Proverbe chinois.

Vous n'êtes peut-être pas encore là où vous voudriez être, mais vous n'êtes plus là où vous étiez. Vous êtes en train de devenir ce que vous devez être.

La plupart du temps, nous nous regardons et pensons : « Pourquoi suis-je toujours là ? — Nous commençons à douter si nous en faisons assez, si nous essayons assez fort, si nous allons dans la bonne direction. Nous regardons d’autres personnes – nos amis, camarades de classe, inconnus (en ligne) – et nous avons l’impression qu’elles vivent déjà la vie que nous avons toujours voulue. Alors que nous, nous sommes toujours là, attendant, luttant et essayant de continuer.

Nous pensons aux rêves que nous n’avons pas encore réalisés. Les objectifs que nous avions notés il y a des années mais que nous n’avons pas barrés. Les projets que nous avions ont été retardés parce que la vie ne s’est pas déroulée comme nous l’espérions. Et lorsque toutes ces pensées s’accumulent, il est facile d’avoir l’impression que nous ne sommes pas assez bons. Comme si nous prenions du retard. Comme si nous étions coincés.

Mais voici la vérité que nous oublions souvent : vous n’êtes plus là où vous étiez.

Vous n’êtes plus cette personne qui avait trop peur pour faire le premier pas. Vous n’êtes plus cette personne qui ne savait pas par où commencer. Vous n’êtes plus cette version de vous-même qui a presque abandonné.

Vous avez changé. Vous avez grandi. Vous avez survécu à des choses dont vous pensiez qu’elles vous briseraient. Et même si vous avez l’impression que vos progrès sont trop minimes pour avoir de l’importance, ils comptent toujours. Chaque petit pas. Chaque journée difficile que tu as traversée. Chaque larme que tu as essuyée toi-même. Chaque choix que vous avez fait pour rester.

Vous êtes toujours là. Et être là, toujours debout, toujours en train de respirer, toujours en train d’essayer c’est déjà la preuve qu’on avance. Peut-être pas vite, peut-être pas fort, mais toujours en avant.

Ce voyage ne consiste pas à être le premier à réussir. Il ne s’agit pas de cocher toutes les cases ou d’atteindre tous vos objectifs en peu de temps. Il s’agit de devenir celui que vous êtes censé être. Et devenir prend du temps. Devenir signifie briser, guérir, grandir et apprendre.

Alors ne soyez pas trop dur avec vous-même. N’oubliez pas de regarder en arrière de temps en temps, non pas pour vous sentir triste, mais pour vous rappeler le chemin parcouru. Parce que le chemin que vous avez parcouru… n’a pas été facile. Et pourtant tu marches toujours. Je choisis toujours d'espérer. Je choisis toujours de rêver.

Vous n’êtes peut-être pas encore là où vous voudriez être, mais vous n’êtes plus là où vous étiez. Et c’est quelque chose dont nous pouvons être fiers.

Continuez ! Votre histoire n'est pas encore terminée.

 

Ce texte est aussi en ligne sur Mon moi versifié - mon blog personnel. 

Je continue à vous partager mes quelques textes tirés dans Cimetière verbal, mon recueil des textes inédits. Merci et beaucoup pour vos différents commentaires sur mon texte précédent.

 

 


Publié le 05/02/2026 / 21 lectures
Commentaires
Publié le 05/02/2026
Un message profondément réconfortant, porté par une écriture sincère et accessible. La répétition de certaines formules renforce l’effet d’encouragement nous permet de se reconnaître dans ce cheminement intérieur. Vous parvenez à valoriser les progrès invisibles, souvent oubliés, avec beaucoup de justesse. On pourrait gagner en impact en resserrant légèrement certains passages, mais l’émotion reste authentique et motivante. Ca donne envie de continuer à avancer avec bienveillance envers soi-même. Bravo et merci.
Publié le 05/02/2026
Merci infiniment pour ce retour si analytique et chaleureux. Vous avez parfaitement saisi l'intention derrière ces lignes : transformer le sentiment de stagnation en une reconnaissance de sa propre croissance. Votre remarque sur le fait de « resserrer certains passages » est très juste. C'est souvent le secret d'un texte qui passe d'une simple réflexion à un véritable manifeste : la densité permet à chaque mot de frapper plus fort. Cela dit, je suis ravi que la sincérité du message soit restée intacte malgré les répétitions, car dans les moments de doute, nous avons parfois besoin d'entendre la même vérité sous plusieurs angles pour qu'elle finisse par infuser. Bien à vous, Stéphane KABAMBA
Publié le 06/02/2026
Stéphane, ton texte respire la sincérité et la force tranquille. Il parle de ces moments suspendus où l’on doute, où l’on se compare, où l’on croit ne plus avancer — et pourtant, tu rappelles avec une clarté bouleversante que le simple fait d’être encore là, debout, est déjà une victoire. Tu écris avec une voix pleine d’humanité, sans artifice. Tes mots ne cherchent pas à convaincre, ils accompagnent. Ils réconfortent sans promettre, ils encouragent sans forcer. C’est cette justesse qui rend ton texte si touchant : il ne nie pas la douleur, mais il lui donne un sens. La progression de ton texte est belle : on part du doute, on traverse la comparaison, puis on arrive à la reconnaissance du chemin parcouru. C’est une véritable traversée intérieure, écrite avec pudeur et profondeur. Félicitations, Stéphane. Tu as su transformer une réflexion personnelle en message universel. Tes mots rappellent que la lenteur n’est pas une faiblesse, mais une forme de courage. Continue à écrire avec cette authenticité : elle éclaire, doucement mais sûrement.
Publié le 07/02/2026
Tes mots sur mon texte sont un magnifique écho. Merci Mary d'avoir ressenti cette « traversée intérieure » avec une telle clarté. C'est un bonheur d'être lu ainsi.
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