Se peut-il qu'une étoile meurt
à la mort d'un poète
qu'un arbre en perde des feuilles
voletant au gré des vents
et des raisons
Se peut-il que ses mots
englobent le monde
sous un voile de douceur
naviguent
naviguent
tels de nuageux poissons-soleil
s' ébattent comme des enfants
allumant soudain des lampions
qu'ils suivent en silence
feux-follets joyeux
leurs iris tout enflammés
Se peut-il que des mots chaleureux
repoussent les haines
derrière leurs barbelés
qu'ils nous fassent grandir
au delà des différences
saisir du sens
s'emparer des nôtres
pour les célébrer
D 'où vient la force des mots
sinon de ceux qui les écrivent
D'où vient la force des os
sinon de ceux qui s'y agrippent
De qui vient la douceur
sinon d'un être aimé
Le poète meurt lui aussi
Le poème reste son paradis
et parfois
le nôtre
(Je le range dans poème, faute de savoir ou le ranger, ne me pose plus la question, est-ce un poème ? Il y a tant d'écoles que j'ai renoncé à savoir). C'est ce que m'inspire la mort d'un poète.