La mort du poète,

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Se peut-il qu'une étoile meurt

à la mort d'un poète

qu'un arbre en perde des feuilles

voletant au gré des vents

et des raisons

 

Se peut-il que ses mots

englobent le monde

sous un voile de douceur

 

naviguent

naviguent

tels de nuageux poissons-soleil

 

s' ébattent comme des enfants

allumant soudain des lampions

qu'ils suivent en silence

 

feux-follets joyeux

leurs iris tout enflammés

 

Se peut-il que des mots chaleureux

repoussent les haines

derrière leurs barbelés

 

qu'ils nous fassent grandir

au delà des différences

saisir du sens

s'emparer des nôtres

pour les célébrer

 

D 'où vient la force des mots

sinon de ceux qui les écrivent

 

D'où vient la force des os

sinon de ceux qui s'y agrippent

 

De qui vient la douceur

sinon d'un être aimé

 

Le poète meurt lui aussi

Le poème reste son paradis

 

et parfois

le nôtre

 

(Je le range dans poème, faute de savoir ou le ranger, ne me pose plus la question, est-ce un poème ? Il y a tant d'écoles que j'ai renoncé à savoir). C'est ce que m'inspire la mort d'un poète.   


Publié le 31/12/2025 / 18 lectures
Commentaires
Publié le 31/12/2025
Un texte comme une ode, presque une prière. De très belles images, pleines de douceur. Les poètes passent, les poèmes restent. Merci Valérie.
Publié le 31/12/2025
Bonjour Valérie, je trouve que c’est très poétique et je me dis qu’effectivement tout est possible tant que la poésie nous anime. Merci.
Publié le 31/12/2025
Je vois mieux la poésie des autres que la mienne en général. Ce doit être courant. Merci. Je n'ajouterai rien, je pense aux superstitieux du soir... Le cœur y est et même la tête.
Publié le 04/01/2026
Bonjour Valérie. Merci pour ce poème sensible et fort. Il évoque avec délicatesse la trace que laisse un poète, la manière dont ses mots continuent de vivre, de circuler, de rassembler. On y sent une vraie justesse, une émotion contenue qui parle droit au cœur. Merci pour ce partage.
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