Plus vite, plus haut, plus fort.

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La sentence tombe telle une brutale évidence. Je connais la suite, je m'y attendais. Derrière ces fameuses 7 lettres, une multitude d'êtres fragiles et si merveilleux. Il y a cette pudeur et un sentiment de honte. Je ne devrais pas ressentir ça. 

- Papa, de toute façon je suis débile. Je ne suis qu'un handicapé.

La colère se diffuse en moi mais je parviens à y renoncer.

- Tu es différent. Tu vis intensément : plus vite, plus haut, plus fort.

Je n'ai pas les mots. Je n'ai pas de mode d'emploi. Je culpabilise. Je me dis que c'est de ma faute. Je cherche une explication mais soudain je ne veux pas savoir. Je veux le prendre dans mes bras et lui sourire spontanément. 

- Papa, c'est quoi ce médicament ? 

- C'est pour que tu dormes mieux, que ton cerveau se repose. 

Alors il prend ces 2 cachets péniblement avec l'aide d'une super compote. 

Je perds patience parfois et je crie. Je m'en veux instantanément. Je résiste mais parfois je craque. Je prends ses angoisses et ce comportement d'opposition comme des provocations. Je sais qu'il sait. J'aimerais qu'il n'en ait pas conscience. Il me pose des tas de questions et je lui donne des réponses pour gagner du temps. J'aimerais aussi que quelqu'un m'en apporte.


Publié le 05/01/2026 / 19 lectures
Commentaires
Publié le 06/01/2026
On comprend à peu près l'idée, mais le texte mériterait des relectures et des corrections. Il manque de clarté.
Publié le 07/01/2026
Oui j'en conviens. J'ai encore du mal à mettre d'autres mots et de l'esthétisme. C'est confus, flou mais comme l'est la situation. Je vais apprendre et prendre du recul. J'avais besoin d'écrire spontanément et ça m'a fait du bien. Merci pour cette critique constructive et cette franchise.
Publié le 07/01/2026
Votre problème est le nôtre à tous, je pense. Il n'est pas possible de sortir un texte satisfaisant en moins d'au moins trois relectures espacées dans le temps. Ces quelques phrases ici plus bas, j'ai du les relire et les réécrire au moins 5 fois pour qu'elles me satisfassent et il n'est pas sûr que je ne finirai pas par les jeter lors d'une relecture global du chapitre ou du roman. "Quand les lumières en salle se rallumèrent, je me tournai vers Yazid tandis que, par ci par là, quelques spectateurs déjà s’éclipsaient sur la pointe des pieds. Ils avaient besoin de sommeil, de ne pas sortir trop de leurs habitudes. C’est bête parce que l’après-soirée, l’after comme on l’appelle maintenant, m’a souvent catapulté vers des moments inoubliables. À une condition cependant, qu’on se laisse emporter, qu’on n’ait rien prémédité, que les rencontres et les discussions n’aient fleuri que sur les branches d'un hasard bourgeonnant." ;-) N.B. En la relisant, je viens encore de la modifier.
Publié le 08/01/2026
Il m’a fallu relire le texte pour le comprendre. Par endroits il est flou mais c’est un bon début. Ce n’est pas évident de travailler cet effet volontaire de mystère. On se doute que l’enfant a une maladie, mais rien ne nous permet, sans la nommer, de savoir ce qu’elle est. Cet élément aurait permis de clarifier un peu plus je pense.
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