à Francis-Etienne Sicard Lundquist (2015)
C'est toujours un plaisir cette quête insondable :
Une teinte inconnue moirée par l'organdi.
Parfois du froid cristal broyé comme du sable
Scelle le temps présent, ou bien le ralentit.
Du décor Vénitien aux châteaux des Cathares,
De l’étoile polaire aux perles camaïeu,
Le ciboire tendu à nos yeux qui s’effarent,
Rayonne et nous distille un philtre sentencieux.
Il arrive parfois qu’un ange de passage
Effleure de ses doigts un sceptre rédempteur,
Qu’une larme de sang apostille l'image
D’un parchemin monial captivant le lecteur.
Et quand le limbe d'or d'un astre nous relance
Sa plume serpentine anime notre errance...