Sonnet en cire perdue

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à Francis-Etienne Sicard Lundquist (2015)

 

C'est toujours un plaisir cette quête insondable :

Une teinte inconnue moirée par l'organdi.

Parfois du froid cristal broyé comme du sable

Scelle le temps présent, ou bien le ralentit.

 

Du décor Vénitien aux châteaux des Cathares,

De l’étoile polaire aux perles camaïeu,

Le ciboire tendu à nos yeux qui s’effarent,

Rayonne et nous distille un philtre sentencieux.

 

Il arrive parfois qu’un ange de passage

Effleure de ses doigts un sceptre rédempteur,

Qu’une larme de sang apostille l'image

 

D’un parchemin monial captivant le lecteur.

Et quand le limbe d'or d'un astre nous relance

Sa plume serpentine anime notre errance...


Publié le 08/01/2026 / 4 lectures
Commentaires
Publié le 09/01/2026
Cette plume serpentine qui anime notre errance, quelle belle façon d’évoquer l’essence de l’écriture. Un hommage à Francis-Etienne, qui résonne avec tendresse et respect. Merci de nous offrir ces réflexions poétiques 🌸
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