La lettre oubliée

Dans un livre au dos fendu, sous la caresse du temps, Dormait une lettre, frêle papillon d’antan. Ses bords s’effilochaient comme des ailes brûlées, Et l’encre, en filigrane, pleurait ses mots fanés.   Un parfum de violette, prisonnier du papier…

Pour que la pluie ne cesse pas

Pour que la pluie ne cesse pas. Tu iras danser,pieds nus, sur les toits.   Pour que l'amour ne blesse pas, Tu iras montrer ce qu'il y a en toi.   La vie est un accident. Tu comptes les survivants. A l'infini, tu détailles le profond. Sous la…

Je suis noir. Tu es blanc.

Je suis noir. Tu es blanc. Ou bien l'inverse. Je suis la mer. Toi la tempête. Je nous confonds. Qui saura dire S'il y a un étranger, Si l'un de nous dérange ? Je nous vois fort. Je me trompe peut-être. Je nuis le soir. Tu fais semblant. …

La Mouette et son Frère

Une mouette argentée au sortir de l’hiver, Très préoccupée par l’absence de son frère, Osa s'aventurer à l'intérieur des terres Vers des cieux inconnus, éloignés de la mer.   Elle se souvenait d’avoir vu Séraphin Partir comme envoûté vers ces c…

Phèdre, de Jean Racine

Il faut lire Phèdre pour découvrir la tragédie racinienne à son sommet : une langue d’une pureté fulgurante, et une passion dévorante qui mène l’héroïne au bord du gouffre. Racine y révèle avec une intensité rare la lutte entre désir, honneur et destin, faisant vibrer l’âme humaine dans toute sa grandeur tragique. - L’édition proposée est celle de Didot de 1854.

Juste pour rire

Hier soir j’ai reposé ma cime d’intello que je ne suis pas.  Ce matin j’ai une barre intellectuelle sur le front et ça tape !  Ma cervelle hésite entre réfléchir encore ou être cuite au beurre, ail et persil. Franchement, je la comprends.  

J'ai tué le chien de ma mère

Le village, que dis-je le canton, ne parlait que de ça. Un infanticide, ici, chez nous. Bon, infanticide, il faut le dire vite. La victime avait 75 ans et la meurtrière se dirige vers son centenaire. Ça n'avait donc pas le tragique des faits divers d…

Auto-Sculpture

Auto-sculpture Oh Parnassien, il te faut sculpter ton destin Évite Bacchus et ses orgies refaites Et tu traces ton chemin à coup de burin Modelant pour ta vie la forme parfaite   Bâtis toi cette future sculpture unique  Qui se cache dans le ro…

Un petit tour

récit de mon utmb, entre montagnes et humains

Le Bruit venu du rêve

Le Bruit venu du rêve   Paris & Narbonne, 1982 — récit de Michel T. Il y a des années qui glissent sur la vie comme une pluie tiède. Et puis il y en a d’autres qui la fendent.1982 a été l’une de celles-là. Je vivais à Paris, encore hésitant e…