Le Cornet

Le Cornet   C’est la découverte de la Porte de l’enfer, au musée Rodin, juste en sortant du métro Varennes. Ce sont ces portraits de Théo Van Rysselberghe sur lesquels on tombe, à Bormes-les-Mimosas, après un bain sur la plage tout à côté. C’est ce…

Le trésor des Fadarelles

Une éternité que je ne m’étais plus aventuré sous les combles. Ne serait-ce que pour me rafraichir la mémoire. Une jungle, avec toutes ces toiles d’araignées qui tissaient un semblant de danger entre les poutres, certaines mangées par les termites. G…

Vois-tu ma main dans tes cheveux

Vois-tu ma main dans tes cheveux, La caresse d'un été que j'épouse, Sans un bruit, face à tes yeux. J'oublie enfin ce que j'étais.   Ralentir la course des astres. Au miroir d'eau, une étoile noire, Plonge alors fais donc un vœu! Demande moi …

Écrire tant que les mots ont du sens

      Nous vieillirons ensemble                       I .     De la fenêtre de mon repaire de travail, quand je levais la tête pour respirer la lumière marine, je le voyais. Il allait, venait, s’activait, s’octroyait des pauses-…

Peuple des mots. Peuple du monde.

Soldat désarmé. Politique sans promesse.  Terre sauvage.  Voiture à pédale. Médecine du cœur. Voyage libre.  École de la forêt. Vœu en nuage. Éblouissement. Je te suivrais.   Encore ces accentuations. Main décousue. Joie à imbriquer. L'…

Coquelicot sur la joue

Rouge comme un coquelicot,                                                                                                      pigment sur le tableau                                                                                                    …

Ruelle Rivière, au temps du soleil levant et du soleil couchant

Il y a des mots qui s'effacent de la topographie des villes comme des visages que l'on finit par oublier. À Port-au-Prince, plus qu'ailleurs peut-être, toute une géographie de phrases de circonstance et d'expressions oubliées s'est dissipée sans lais…

Un vieux souvenir

Je me lève plus légère qu’habituellement. Toutes les courbatures que me devait le temps s’étaient dissipées. J’ai le pas facile et confiant. J’ai les pensées moins nuageuses. Je ne me rappelle plus de grand-chose, seulement que je ne me suis pas réve…

Jean Ziegler, à la rue des Miracles de l’ancien Port-au-Prince…

Je terminais à peine une note de remerciements adressée au professeur Sonson Mathurin lorsque la nouvelle m'est parvenue, comme un écho lointain. Une dépêche laconique, une ligne sur un écran, et le temps s'est figé. Comme je l’avais fait récemment p…

Le concours

A la troisième éviction, je ne relève même plus la tête. Je suis parti ça y est. L'histoire se raconte toute seule. Mon crayon court sur la tablette, les effacements se raréfient, je suis entré dans ma zone. L'ambiance sonore évolue elle aussi. Les a…