Violoneuses

  Des pin’s plantés dans la peau des pins…     C’est ainsi que je caricaturais autrefois les cigales. Qui transformaient la garrigue en auditorium. A cause de ces joueuses de crincrin, j’avais les pinèdes en horreur. Moi qui avais pour habitude d’y…

Quand l'or se fait la malle

  Lorsqu’il prit sa retraite, le grand Falconelli, le célèbre prestidigitateur, vendit la malle dans laquelle il faisait disparaître Linda, sa jolie partenaire. Il avait besoin d’argent car le cirque ne payait plus, en fin de carrière. Et il avait tr…

Retour à la réalité

Enfin, ça arrive ! Je commence à ressentir les effets du shit au bout de quelques minutes, j’ai à peine eu le temps de ranger mon petit matériel et de me poser dans le canapé. Une douce sensation d’apaisement envahit tous les muscles de mon corps e…

Le programme de mars n’attend plus que vous !

De nouveau un grand remerciement à tous les nouveaux inscrits qui nous permettent de bientôt atteindre les 800 membres au sein du peuple des mots. N’hésitez pas une seconde à lire, écrire et commenter les auteurs engagés sur le site dont vous trouver…

Poèméride

Une épistolaire odyssée où phonème du beau se fait appeau, de l’indicible manifestation tangible. Genèse Qu’il m’est difficile d’expliquer par où tout a commencé. Pour sûr je pourrais une date vous donner, acter que depuis ce jour, le monde tel que…

Ligne 2

Dès qu'elle entra dans la voiture, elle sut que ça n'irait pas. Pas cette fois. L'atmosphère était électrique, elle le sentit tout de suite. Trop de personnes, et surtout trop d'hommes, trops grands, qui lui barraient le passage et remplissaient l'es…

Je suis venu pour vous

-Oui, c’est pourquoi? -C’est moi, je suis là, comme convenu.  -Mais je n’attendais personne. Qui êtes-vous? -Est-ce que c’est vraiment important? Vous êtes là, je suis là, on peut discuter un peu.  -On ne se connaît pas. Qui me dit que vous n’en …

Les Etoiles

Maman ? Oui mon petit Pierre1 ? Oh ! Il est joli le ciel ! C'est vrai, il est beau avec toutes ses étoiles. Dis maman, c'est laquelle ta préférée ? Il n'y en a pas une, il y en a des milliers. Elles sont spéciales, tu sais, parce qu'elles ont un…

Monologue

Je me suis enfermée dans un bastion d’émotions négatives, me servant de ma haine, de ma colère et de ma tristesse pour ériger des murs imprenables, m’enfermant dans une forteresse de solitude. Seule dans une salle du trône ravagée, un trône brisé. La seule sortie est une porte d’or noir et d’os ; j’ai tout essayé pour la briser, mais rien à faire, elle ne bouge pas d’un pouce. Je suis une reine à l’agonie, son royaume mental n’étant plus qu’un chaos apocalyptique habité par les fantômes du passé, ces morts depuis longtemps disparus, et par un démon sournois voulant faire de moi une bête ; mais je ne lui laisserai pas ce plaisir... Je suis seule, j’ai froid, affaiblie par les événements vécus dans ma vie. S'il y a une issue... La chape de verre au-dessus de ma tête, elle retient un océan rageur. Devrais-je peut-être la briser ? Non, impossible, je me ferais écraser par son poids, le poids de mes propres émotions, de mes sentiments. Il y aurait une autre solution... Le repos de la to…

Démon Émotionnel

Le parvis craque sous mes pas, une mosaïque de souvenirs brisés dont les arêtes déchirent mes pieds nus. Devant moi, la Porte d'Or Noir et d'Os se dresse comme une gueule béante qui refuse de se refermer. Elle vomit, inlassablement, un flot d'eaux noires et épaisses — le fiel de mes émotions trop longtemps contenues, une marée visqueuse qui vient souiller la pureté grise du désert. Je ne suis plus qu'une silhouette drapée de haillons, des lambeaux de ma dignité passée qui me servent d'armure contre le vent de scories. Dans ce désert de cendres, chaque grain est un vestige de ce que j'ai aimé. Puis, le sol s'anime. D'abord une main livide, puis un visage aux yeux creux. Un à un, ils émergent de la poussière. Les morts. Ceux que j'ai perdus, ceux dont les cercueils sont restés ouverts dans ma mémoire. Ils ne viennent pas pour m'embrasser, mais pour s'agripper à mes haillons, leurs doigts squelettiques pesant des tonnes. Ils hurlent à mon oreille l'injustice de leur fin, ils murmurent …