Sur la plage abandonnée
Coquillages et crustacés
Qui l'eût cru déplorent la perte de l'été
Qui depuis s'en est allé
On a rangé les vacances
Dans des valises en carton
Et c'est triste quand on pense à la saison
Du soleil et des chansons
…
Si l’obstacle saillant d’un passé suranné
A su me soutenir, et ce, quelques années,
Me rendant hydrophobe à l’avancée du temps
Avec une bouée, avec un cabestan,
Si l’écueil solitaire au doux lit de violettes
De ma folle apathie qui lentement volette…
l’orage
Le vent se mit à aspirer et expirer très fort,
comme s’il avait des tensions à expulser,
comme parfois nous autres en méditation.
Il gonflait les rideaux du ciel,
secouait les branches,
et la mer, au loin, suivait son rythme,
ins…
Quand elle était petite, on disait qu’elle avait « trop d’imagination ». Elle pleurait devant les fleurs coupées, comme si chaque pétale arraché lui faisait mal. Elle riait aux éclats quand la pluie frappait les vitres, persuadée que le ciel jouait p…
On a frappé doucement, mais je ne suis pas sûr.
Quelqu’un a bien frappé, c’est bien un toc-toc que j’ai entendu.
Le son était net, précis, presque poli.
Le son était tout de même bien clair : c’était bien à la porte.
J’ai retenu mon s…
L’interphone
C’était à l’époque où je faisais mes allers-retours entre Londres et Montpellier.
Quand je travaillais à Londres, j’étais constamment sollicité. Téléphone, rendez-vous, responsabilités. Alors, quand je revenais ici, je m’accordais u…
L’ASTRE
Même obstrué par un manteau gris nuageux
Il est présent, fidèle au poste chaque jour
Il se lève, il se couche, immuablement studieux
Une activité quotidienne et méthodique depuis toujours
Notre astre, le soleil, régule le monde ent…
LA CARTE
La carte désignait l'emplacement précis par une croix
Plusieurs jours furent nécessaires pour y accéder
L'ermite n'avait pas menti, le fondement était la foi
Adhérer à l'impossible et au mythe pour s'évader
Le lieu était isolé,…
LE SEL
Ça fait maintenant 3 mois que je dérive seul sur mon voilier comme un chien errant
Mât cassé, moteur en panne, les placards sont vides, mon corps est vide : la poisse
L’océan était mon terrain de jeu favori, il est désormais une prison…