La 5ème saison

On frappe À la porte C'est peut-être  Qu'on apporte Un colis De quelque sorte Ou plutôt  Une lettre Elle annonce Sans semonce Un ordre Nouveau Un autre vent Des grandes Plaines Mêlé De fragrances De pétales Et d'ébène. Il n'y aura …

CHAPITRE 2 — LE TERRIER

SÉQUENCE 1 : ENTRETIEN OFFICIEL — INT. COMMISSARIAT / BUREAU DU CHEF — JOUR CAMÉRA : Marc est assis devant son supérieur, visage fermé, cernes profondes. Le chef de service, dossier en main, le regarde avec un mélange de colère et d’incompréhension. DIALOGUE (SUPÉRIEUR) — Ce rapport, Marc… sérieusement ? Une "fée décharnée" ? Tu penses qu’on peut envoyer ça au parquet ? Tu parles d’un village entier comme s’il n’avait jamais existé… Tu comprends la gravité ? Il va falloir que tu te remettes en question. Parce que là, ça ressemble à une perte totale de contrôle. DIALOGUE (MARC) — Je sais ce que j’ai vu. J’ai peut-être pas toutes les explications, mais… ce que j’ai traversé… ça laisse des traces. Et je ne suis pas le seul à vouloir savoir. Quelqu’un m’a déjà recontacté. Et je ne suis pas le seul. Quelqu’un m’a envoyé des preuves... ce n’est pas fini. FX : Le chef lui jette le dossier. Papier qui claque sur le bureau. Silence lourd. L’ambiance est glaciale. TRANSITION : Marc sort du …

CHAPITRE 1 — LE VILLAGE DES DISPARUS

CAMÉRA : Plan aérien sur une forêt dense et obscure. Les arbres forment une masse impénétrable. La brume se faufile entre les troncs, et les branches ressemblent à des griffes noires. SFX : Souffle du vent dans les feuillages, croassement lointain, craquements. Bruit d’un battement d’ailes suivi d’un silence pesant. VOIX OFF (narrateur) « Les Vosges… une terre de silence et de racines anciennes. À l’abri des regards, ce qui fut oublié se réveille… » TRANSITION : Panoramique vers une route forestière éclairée par des phares.

"CETTE CHOSE" – Essai sur une entité plus ancienne que l'Homme

Introduction Il est des douleurs que le langage humain peine à cerner. Des impressions si viscérales qu’elles ne trouvent place ni dans les diagnostics médicaux, ni dans les récits classiques du traumatisme. Parmi ces vécus, il existe parfois un sentiment plus vaste, plus obscur, qui dépasse le simple champ du trouble : la sensation que quelque chose d’autre habite l’espace de l’âme. Quelque chose de plus ancien, de plus profond. Quelque chose de préverbal, de pré-humain. Nous l’appellerons ici : "Cette chose". Cet essai tentera, en croisant l’histoire, la sociologie, la psychologie, l’anthropologie, la religion, la philosophie et la symbolique, d’approcher cette entité ressentie par certaines personnes en survivance extrême. Il ne s’agit pas de prouver son existence au sens rationnel, mais de reconnaître sa réalité vécue et son pouvoir narratif.  

Partir

Partir.   Du réveil au sommeil, j’essaie de m’enfuir. J’aimerais partir sans crier, juste partir.   Partir, ne plus se retourner. Partir. Ne pas revenir.   Partir pour revivre, partir pour vivre ailleurs, partir pour tout recommencer, p…

Publier, c’est déjà gagner

Lucie propose un atelier sur la libération par l’écriture ! Hum, intéressant ! Ce sujet me parle, il résonne en moi… Depuis l’enfance, les mots m’attirent, me séduisent. J’essaie de les assembler pour exprimer des idées, pour pousser mes coups de gu…

Je vais perdre la guerre

Je vais perdre la guerre, je le sais bien. Je n'ai pas vos armes, je n'ai pas votre force.  Je suis seul, vous paraissez nombreux. Je chéris la vérité, vous glorifier le mensonge.  Je compose avec la doute, vous jouez avec la peur.  Je dirais qu…

Merci

Pour avoir su m’ouvrir les yeux lorsqu’ils étaient fermés ou simplement cachés derrière d’immenses œillères, Pour avoir souffert ma mue, ma transformation de chrysalide atrophiée en imago rêvé, Pour avoir supporté ces méandres qui vous porte en des…

La petite fille de papier

Elle était née d’un pli maladroit, au détour d’un cahier abandonné sur une table d’écolier. Une feuille blanche, un peu cornée, qu’une main distraite avait pliée, dépliée, puis oubliée. C’est là, dans ce silence d’encre séchée, qu’elle avait pris for…

Ni plus ni moins (Comment dire les choses très précisément et très poétiquement) Je suis très fier de ce texte

Avec l’âge, il n’y a pas que les membres de la famille qu’on enterre. Le temps des 5 ou 6 extases quotidiennes de mon adolescence avait lui aussi depuis longtemps été enseveli. Ma libido de vieil homme qui m’avait encore permis d’atteindre, seul ou a…