Funérailles

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Une mer sans relief, dessinant l'infini,

Dans un tableau brossé pour des yeux délicats,

Un ciel en pardessus, limpide, au bleu uni,

Où la brise ordonnée feutre tous les tracas.

 

Mots simples en murmure au chuintement de soie,

Regards contre-plongeants, bontés parcimonieuses,

Une plainte, un soupir, que les plus forts sursoient

Et le noir appauvri des âmes caverneuses.

 

Et la mer et le ciel, la brise et les murmures

Parfument les sanglots dans un confiteor,

Où l'encens éthéré se répand en guipures,

 

Tel un psaume sacré que l'inconnu colore.

Un espoir de voyage au-delà de l’azur,

Conjurant… l'horizontalité de la mort…


Publié le 17/12/2025 / 39 lectures
Commentaires
Publié le 06/10/2026
C'est un très beau poème. Il rejoint l'universel, décrivant un événement simple et bouleversant que tous ont vécu. Les "regards contre-plongeants" créent une sorte de dynamisme traversant l'horizontalité calme de la scène. Tout cela me rappelle un petit cimetière de bord de mer, séparé de celle-ci par la seule largeur d'un chemin de campagne, où j'aime toujours m'arrêter lors de mes passages en Gaspésie.
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