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le carnet d'Anna

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15 septembre 2075. Ma grand-mère vient de décéder. La peine, les mots qui manquent, le deuil, les regrets, les moments qu’on aurait pu partager ensemble et pour lesquels on n’a pas pris le temps, parce que toujours pressés, parce qu’égoïstes aussi.



Il faut maintenant débarrasser la maison…moment difficile à passer, émotions au bord des yeux, la mama, cette pièce vide, sa maison, sans elle. Moment pourtant incontournable. Tant de choses à débarrasser. Elle gardait tout ! Alors, péniblement, on déblaie…grand tri par le vide, pas grand-chose de valeur en fait, elle vivait chichement la mamie.



Je n’ose imaginer la quantité de vieilleries entassées dans le grenier… je décide d’y monter, piquée malgré tout par la curiosité. Elle ne disait rien jamais rien sur sa vie, j’étais persuadée qu’elle avait conservé quelque part des photos, des lettres, ou je ne sais quoi d’autre qui m’en apprendrait plus sur elle…



Je fouillais donc avec attention chaque boîte, chaque vieille valise, sans rien trouver d’extraordinaire, jusqu’à ce que je tombe sur cette malle qui, pour mon plus grand bonheur n’était pas fermée. Comme le reste des objets précédemment ouverts je m’empressais d’ouvrir également cette dernière à la recherche d’un éventuel trésor…que je trouvai !



Caché tout au fond de la malle par une vieille robe de mariage, et quelques photos de personnes que je ne reconnaissais pas, je trouvais, tout au fond, un carnet, un journal intime en fait, dont le premier écrit datait de 2003. Ce ne pouvait donc pas être ma grand-mère qui l’avait écrit : trop ancien…ce devait être sa mère sans doute…Anna.



Agenouillée devant la malle, j’entrepris alors, curieuse de cette histoire si lointaine pour moi, de lire les premières pages du carnet :



 



Le 8 mars 2003



 



Cher journal,



 



J’ai 15 ans, et je suis scandalisée de voir comment les femmes sont traitées aujourd’hui malgré les combats de Simone de Beauvoir, de Simone Veil et d’autres femmes qui se sont battues pour nos droits au 20eme siècle ! Nous sommes au 21ème maintenant et on dirait que rien n’a bougé depuis !



Les femmes, de nos jours, sont quasi impunément violées, torturées, tuées, brûlées vives, en France et à travers le Monde. Le nombre de féminicides augmente de jours en jours. Le nombre de viols aussi.



On a beau avoir acquis le droit de vote et celui de travailler, nous sommes toujours traitées comme « le sexe faible » ! Pourtant le temps où les femmes étaient dépendantes des hommes ne serait-ce que financièrement et n’avaient pas voix au chapitre est révolu depuis longtemps maintenant ! Ou devrait l’être plutôt !



C’est pourquoi je vais marcher aujourd’hui avec le mouvement « ni putes, ni soumises », qui se bat pour l’égalité hommes/femmes, le sexisme et les violences morales et physiques faites aux femmes !



Ce qu’on peut lire dans les journaux aujourd’hui est inadmissible ! Les viols, les tournantes, la prostitution, les féminicides : la femme objet, la femme à la Mercie de l’homme, la femme qui toujours subit, et parfois même en meurt ! C’est insupportable ! Et je ne veux pas grandir dans ce monde-là ! Alors moi aussi je vais me battre ! A mon niveau ! En marchant, comme Ghandi ! En faisant preuve de soutien à la cause des femmes humiliées, battues, et torturées ! »



 



Je reste scotchée ! Les tournantes ? C’est quoi ça ? Il faudra que je pose la question…et ce mouvement : « ni putes, ni soumises », ça me dit vaguement quelque chose, on a dû m’en parler un jour dans mes cours d’Histoire au collège mais je n’avais pas dû y prêter plus d’attention que cela…



Aujourd’hui l’égalité hommes/femmes est rétablie depuis longtemps, et les violences faites aux femmes existent toujours, malheureusement, mais elles sont sévèrement condamnées par la justice…en France en tout cas…Je n’avais pas réalisé jusqu’à présent le combat qu’avaient dû mener toutes ces femmes pour que l’on ait tous ces droits aujourd’hui…



 



Je tourne les pages : plusieurs articles de journaux sont collés, les uns après les autres, racontant les actions du mouvement, ou dénonçant des atrocités faites aux femmes entre 2003 et 2008. Le nombre de pages que je tourne en parcourant en diagonale les articles est impressionnant ! Je n’en reviens pas ! Tant de violences ! Et si peu de peines prononcées en comparaison des crimes commis !



Je peux lire notamment la mort d’une actrice, une certaine « Marie TRINTIGNANT » morte sous les coups de son compagnon, un chanteur très connu à l’époque « Bertrand CANTAT ». Le mec a juste pris huit de prison…et en est sorti, tranquille…gros débat apparemment d’après les articles de journaux suivants sur la « réinsertion sociale » des ex taulards… En fait, certains auraient jugé qu’il avait purgé sa peine et pouvait donc remonter sur scène et aller se faire acclamer par les foules, tranquille, tandis que d’autres s’insurgeaient de ce même fait…tu m’étonnes !



 



Aujourd’hui le féminicide est condamné à perpétuité avec en général une peine de sûreté de vingt ans mais je constate avec effroi que c’était loin d’être le cas à l’époque…



 



Je parcours le reste du journal…des articles, des articles, des articles….



 



Jusqu’en 2008 où je retrouve l’écriture d’Anna :



 



Cher journal



 



Tu auras pu constater par toi-même que le nombre de violences faites aux femmes à travers le monde est de plus en plus important. Fini le pacifisme ! On passe à la rébellion maintenant ! Les mini-jupes sont un appel au viol ? Ils n’ont encore rien vu !



J’ai rejoint le groupe des Femen ! Tout à l’heure on va défiler en bourqua…et après…seins nus ! Ils veulent savoir ce qu’est la provoc ? On va leur montrer !  « Fuck them all », comme dit Mylène FARMER !



Pourquoi en Bourqua ? Parce que c’est LE symbole de la prison dans laquelle les femmes vivent tous les jours ! Pourquoi seins nus ? Parce que provoquer est devenu le seul moyen de réveiller les consciences sur nos conditions ! Y en a marre des religions qui dépeignent les femmes comme des sous merdes juste bonnes à faire les gosses (et s’en occuper hein bien sûr !)



Alors oui c’est radical ! Oui on nous prend pour des folles ou des extrémistes ! Mais au moins on parle de nous ! Au moins, on fait réfléchir les gens ! Enfin j’espère !



C’est dingue cette histoire ! Elles étaient courageuses quand même les nanas à l’époque ! Se mettre seins nus pour se faire entendre…fallait oser quand même !



 



Je parcours le reste du journal : encore des articles qui s’accumulent…que je parcours en diagonale comme les premiers. On y constate toujours la même chose : meurtres, viols etc…



On arrive ainsi en 2012 : le titre d’un article est surligné au fluo jaune : on y parle d’une certaine « Jacqueline Sauvage » : d’après ce que je lis, cette femme a été violentée de toutes les manières qui soient (physiquement, psychologiquement et sexuellement ) par son mari ainsi que ses enfants. Je comprends que cette femme a tué son mari de trois coups de fusil. Apparemment l’affaire avait fait débat à l’époque.



Dans un autre article également surligné en fluo écrit deux ans plus tard, on y constate que cette martyre avait à l’époque écopé de dix ans de prison ferme ! Hein ??? Non mais je rêve là !



Je comprends de plus en plus la colère de mon aïeule…je suis écœurée par ce que je suis en train de lire…non mais cette pauvre femme a été victime de violence avec ses enfants et on la condamne à dix ans de prison ferme pour s’être défendue ???!!!



Ça serait impensable aujourd’hui…



Je poursuis ma lecture…écœurée, choquée, en colère…. Je savais que les droits des femmes actuels étaient le fruit d’un long combat mais jamais je ne m’étais imaginé que c’était comme ça, à ce point, avant ! Je suis révoltée.



Je tourne les pages.



2016 : un nouvel article surligné en fluo : En 2016, le président de la république François Hollande lui accorde une « grâce partielle » et autorise sa sortie de prison…une grâce partielle…donc en gros elle est toujours reconnue coupable mais elle a juste le droit de sortir de prison ? Non mais quel foutage de gueule vraiment !



Le premier carnet s’achève sur cette page….



J’ai hâte de lire le deuxième !



En tout cas, merci Anna pour cette grande leçon d’Histoire que tu m’as apprise à travers ce journal !



Merci à toutes les femmes connues ou anonymes qui se sont battues pour nos droits !



Et merci à tous les artistes qui se sont engagés pour notre cause et ont permis à leur niveau de faire évoluer les choses !



 



 



 



 



 



 



 


Publié le 03/03/2022 / 71 lectures
Commentaires
Publié le 03/03/2022
Et je me la pose aussi. Dans quelle mesure faut-il mâcher la besogne du lecteur, lui mettre les points sur les "i" ? Bien sûr, on peut mais quelle sera la démarche la plus "rentable" ? Comment faire pour que la pièce finisse par tomber ? Je sais maintenant à quel point ce thème te touche. Je ne peux pas le comprendre parfaitement, *, mais je peux essayer. Je peux faire de mon mieux pour être le plus empathique et tenter de comprendre ou d'imaginer ce qui te pousse à écrire ce que tu écris parfois. La réponse que j'apporte personnellement à la question initiale est de tenter de laisser faire l'intelligence et l'imagination du lecteur en lui laissant plus d'espace. Je pense que ça le touche plus. Par exemple, l'astérisque remplace l'explication du "pourquoi je ne peux pas te comprendre parfaitement". Ci-dessous, j'ai précisé les choses. Je trouve que ça ne sert à rien, que ça alourdit et que ça limite trop l'espace pour le lecteur. Je sais maintenant à quel point ce thème te touche. Je ne peux pas le comprendre parfaitement parce que je n'ai pas vécu tes douloureuses expériences et parce que je suis un homme, mais je peux essayer. Je peux faire de mon mieux pour être le plus empathique et tenter de comprendre ou d'imaginer ce qui te pousse à écrire ce que tu écris parfois. Voilà, je t'embrasse. Tu commences à me connaître et moi à te connaître. Je sais que tu ne m'en voudras pas de ma franchise.
Publié le 03/03/2022
Merci pour ton commentaire. Non bien sûr je ne t'en veux pas d'être franc, j'aime la franchise. Mais tu sais, "les hommes viennent de mars et les femmes de vénus" donc il doit être logique qu'on ne se comprenne pas...ce n'est pas grave. Effectivement j'ai un vécu, celui de ma compagne, celui de ma grand-mère etc, bref, le vécu de plusieurs femmes proches et je peux t'assurer qu'être une femme dans ce monde n'est pas toujours simple...bref, l'écriture et surtout cet atelier ont révélé mon côté féministe je crois et surtout une colère en moi à ce sujet important que je ne me soupçonnais pas, du moins pas à ce point....l'écriture est faite pour lever les armes quand il le faut... A bientôt
Publié le 03/03/2022
J'ai entendu qu'il y avait sept échelons qui séparaient l'extrême femme de l'extrême homme avec toutes les nuances de mixité que l'on peut imaginer entre les deux. Tu me diras, il faut se méfier des bruits qui courent et je te donnerai raison. Un autre concept est celui de "l'incommunicabilité". Un spécialiste expliquait qu'un homme ne pourra jamais comprendre se que ressent une femme durant l'orgasme ou durant son accouchement et vice-versa mais pas pour l'accouchement, ça va sans dire. Le principal est que cette écriture à travers les ateliers ou ailleurs te fassent du bien. Bonne soirée !
Publié le 04/03/2022
J’ai souvent questionné dans mes textes, cette proximité de jouir ou d’accoucher, avec l’expérience de l’écriture. Et cette expérience pour le coup, est unisexe et universelle - à qui s'y prête :)
Publié le 04/03/2022
La nature est changeante L'on respire comme ils mentent De façon ravageuse La nature est tueuse Au temps des favorites Autant de réussites Pour l'homme qui derrière a Une belle qui s'affaire à Faire de leur vie un empire Blood and tears Faire l'amour à Marie Blood and tears Et Marie est martyre Blood and tears Sur le mur, nos soupirs (Fuck them all) Faites l'amour, nous la guerre, nos vies à l'envers (Fuck them all) Faites l'amour, nous la guerre, saigner, notre enfer (Fuck them all) Faites l'amour, nous la guerre, nos vies à l'envers (Blood and soul) Faites-le-nous dans le texte, le sang, c'est le sexe De nature innocente L'on manie élégance Et d'une main experte D'un glaive, l'on transperce Les discours trop prolixes Que de la rhétorique Lâchetés familières Qui nous rendent guerrières Faire de leur vie un empire (Blood and tears) Faire l'amour à Marie (Blood and tears) Et Marie est martyre (Blood and tears) Sur le mur, nos soupirs (Fuck them all) Faites l'amour, nous la guerre, nos vies à l'envers (Fuck them all) Faites l'amour, nous la guerre, saigner, notre enfer (Fuck them all) Faites l'amour, nous la guerre, nos vies à l'envers (Blood and soul) Faites-le-nous, dans le texte, le sang, c'est le sexe ("Hey bitch, you're not on the list") ("You witch, you suck, you bitch") They said "(Hey bitch, you're not on the list") ("You witch, you suck, you bitch") They said (Hey bitch, you're not on the list) (What's your name, again?) (Hey bitch, you're not on the list) (You witch, you suck, you bitch) (Hey bitch, you're not on the list) (Hey bitch, you're not on the list) (You bitch, you're not on the list) (You witch, you suck, you bitch) (What's your name again?) (Hey bitch, you're not on the list) (Hey bitch, you're not on the list) (You bitch, you're not on the list) (You witch, you suck, you bitch) (Fuck them all) Faites l'amour, nous la guerre, nos vies à l'envers (Fuck them all) Faites l'amour, nous la guerre, saigner, notre enfer (Fuck them all) Faites l'amour, nous la guerre, nos vies à l'envers (Blood and soul) Faites-le-nous dans le texte, le sang, c'est le sexe (Fuck them all) Faites l'amour, nous la guerre, nos vies à l'envers (Fuck them all) Faites l'amour, nous la guerre, saigner, notre enfer (Fuck them all) Faites l'amour, nous la guerre, nos vies à l'envers (Blood and soul) Faites-le-nous dans le texte, le sang, c'est le sexe (Fuck them all) (Fuck them all) (Fuck them all) (Blood and soul) (Fuck them all) Mylène FARMER
Publié le 04/03/2022
Merci vickie de les tourner pour nous. Tu ne mâches, selon moi, rien au lecteur. Le défi part du principe de la découverte d’un journal intime écrit par un aïeul. Ton adolescente - très engagée - écrit son journal comme un journal de bord : sa cause lui semblant plus importante que l’expérience quotidienne de son adolescence. À partir de là, il me semble plutôt logique, que la jeune femme de 2075 interagisse avec ce qui lui est raconté. Et ton texte dans toute son énergie est fichtrement bien écrit :)
Publié le 04/03/2022
Merci Ally. En effet, j'ai choisi de prendre parti de l'engagement de l'aïeule pour raconter l'actualité de notre siècle concernant les femmes. Je suis contente qu'il t'ait plu! A ton tour!
Publié le 04/03/2022
Bien sûr que ce texte est primordial. Je crois que tout a été dit... La femme vient de Vénus et l'homme de Mars, on entend ça depuis tellement longtemps, comme une vérité édictée qui permet à l'homme de ne pas se remette en question.
Publié le 04/03/2022
Il paraît que les deux sexes ne peuvent se comprendre pourtant grand corps malade nous a récemment prouvé le contraire avec sa chanson "mesdames " Nous avons une culture paternaliste et je pense qu'en effet les femmes se battent depuis longtemps simplement pour l'équité et le respect Tmais bon après tout je n'ai que respecté les règles d'un atelier (et j'en ai profité c'est vrai pour militer un peu) en même temps c'était le but non?
Publié le 04/03/2022
Lorsque Pierre et Antonin ont proposé ce sujet sous la forme du carnet intime, j’ai trouvé l’idée excellente car il y a l’intime donc mais aussi une chronologie dans la narration et cette lecture documentée fait froid dans le dos et pourtant… c’est vraiment notre société, ça parait dingue et c’est pourtant bien réel. C’est bien ce que nous avons traversé et ce qui est terrible c’est que les choses ne s’arrangent pas. Je n’aime pas la radicalité de quelque mouvement que ce soit et qu’importe les causes, mais je comprends que l’on finisse pas perdre patience et que la lutte puisse se faire plus rude. Ton texte est accablant, il est aussi essentiel, alors merci de ta participation qui remue. À plus tard Vickie.
Publié le 04/03/2022
Tu sais Léo, au début, quand j'ai vu le thème et le descriptif de l'atelier je me suis dit dans un premier temps "ouh la! Sujet difficile à traiter, comment je vais m'y prendre?", Et puis j'ai pensé au différents mouvements et "faits divers", j'ai juste vérifié les dates et le texte s'est écrit tout seul ...
Publié le 05/03/2022
Ça se sent dans l’écriture, il y a un souffle qui est bien le tien derrière les faits. Et c’est ce qui le porte bien au-delà d’une légitime indignation.
Publié le 06/03/2022
Bonjour Vickie, Je tente à nouveau de laisser un commentaire après un échec informatique. Merci beaucoup pour ta participation et pour ce texte très percutant et animé du souffle de l'indignation légitime. On sent bien le décalage total entre la jeune héritière et son aïeule, qui vit à notre époque et s'indigne des errances de notre système patriarcal et des injustices faites aux femmes. L'action devient alors la seule porte de sortie, et elle s'affirme peu à peu dans sa lutte en allant rejoindre le mouvement Femen dont les provocations semblent les seuls moyens possibles d'alerter l'opinion publique et de faire évoluer les mentalités. Et la jeune femme du futur de s'émouvoir face au courage de celle dont elle lit le témoignage. Cela nous rappelle combien l'histoire, en tant que discipline, est importante. Sans elle, qu'est-ce qui empêcherait les civilisations de s'empêtrer sans cesse dans les mêmes erreurs? Par ailleurs, ton texte rappelle que l'Histoire se base aussi sur des témoignages, et que ce sont souvent ces derniers qui touchent les jeunes générations et leur font prendre conscience des réalités passées, des horreurs vécues comme de l'héroïsme des combattant(e)s qui les ont repoussées. Rien n'est jamais acquis et il convient de rester sur nos gardes, comme en témoigne hélas le contexte actuel. L'accumulation des faits divers démontre que dans ces années 2000, la maltraitance des femmes était un fait de société, perpétué à cause de la complicité passive d'un système patriarcal hérité et dont la remise en question doit être perpétuelle. Enfin, une note d'espoir, puisque cette jeune du futur s'étonne autant qu'elle s'indigne des inégalités de notre époque, c'est que les choses ont évolué, et que les femmes ont pardonné aux hommes les erreurs de certains de leurs ancêtres, comme la société pardonne leurs crimes à ceux dont elle estime qu'ils ont payé leur dette... Merci pour ce moment littéraire et à bientôt, Pierre
Publié le 06/03/2022
Merci je suis très touchée par votre analyse de ce texte. En effet l'étonnement et l'indignation de la jeune fille en lisant ce journal prouve que depuis les choses ont changé et que tout cela appartient au passé. Espérons donc qu'il en sera ainsi d'ici la. Merci encre
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