Dans les pas déguisés d’un adulte se berce, d’avant en arrière, l’enfant qui ne s’est pas vu vieillir. Il est la grandeur d’âme qui nous reste, la tentation du risque, et la foi en l’espérance. Il est celui qui se débat en dernière ins…
Mon oreille à ta bouche. Un mot s'en échappe. Et dès lors, un sourire béat me parcourt. A la douce innocence. A la délicieuse syllabe.Un mot qui flotte dans notre bulle.Un do majeur à la symphonie de mon coeur.
Ma bouche à tes yeux. Un mot hésitant.…
Je connais ton coeur et ses soubresauts quand vient l'hiver. Ses urgences, de la petite blessure au drame de l'existence. Je vois ta main trembler, ton visage se fermer. Je n'entends plus ta voix. J'aimerais que le printemps s'unisse à l'automne. Com…
Au delta, un galet.
Le bris de l'herbe dansante.
Prophétie de ton corps.
Un vieux poste crache le reggae.
Et comme refuge, le champ de blé.
La lumière, souffle à tes cheveux.
Sur la terre brûlante, je me noie.
Quand vient la comète, tu …
On n’a pas grand-chose à quoi s’accrocher quand on n’a plus personne à qui on tient. C’est une évidence. De là où j’étais, la brindille qui flottait à portée de main sur la surface de l’eau m’apparut comme une évidence.
Sous la courtine d’or d’un blason de duchesse
Se cache le velours d’un lys ourlé d’émail
Dont le parfum sucré rappelle le corail
Des rives d’un lagon où fleurit la jeunesse.
Une valse ancienne à la longue caresse
Ebruite des émois sous le fer…
J’ai voulu dans ce petit livre fantastique évoquer le fantôme d’une idée qui ne mettra mes lecteurs de mauvaise humeur ni avec eux-mêmes, ni les uns avec les autres, ni avec la saison ni avec moi. Puisse-t-elle hanter leurs maisons agréablement et que personne ne désire l’en exclure.
Devant la nature, il n’y a plus d’hier ni de demain.
Il n’y a que l’éternité qui te regarde en silence.
Devant toi l’éternité
Regarde autour de toi.
La nature est là, belle, immuable.
Elle guérit ton corps,
elle apaise ton âme.
Elle é…
Tu étais prisonnière de tes moindres désirs,
Ou même auxiliaire du plaisir.
Car une vie entière sans avoir à choisir
Ne laisse que peu matière à loisir…
Alors tu vis,
Alors tu vis,
Et tu vis tes envies,
Et tu vis tes envies...
Tu bois…
Dans un creux de caverne au milieu de la nuit
Une aile de saphir jaillissant de la grève
Touche de sa splendeur un visage de rêve
Que des anges en feu dévorent comme un fruit.
Ce sont des conquérants dont le souffle conduit
Vers les murs d’un…