Tous les textes ci-dessous font partie de la forge des mots : les auteurs de ces textes acceptent d’avoir des retours exigeants. Vous pouvez laisser des annotations en marge de ces textes si vous êtes inscrits et connectés en surlignant le passage sur lequel vous souhaitez proposer une amélioration.

Bougie

  Une pensée va libre  Jusqu’à minuit quel est mon âge  Pourquoi le temps se tient en équilibre  Et qui a rempli le ciel de nuages    Le torrent de la vie  Fait son numéro  Une farce hydratée  Lot de souffles hâtés  Soif, je d’eau  Le torr…

L'inattendu

Je te sais espiègle le soir venu Tout sauf la mine interdite Un rire se dessine, je l'ai vu   Tu croises des tas d'inconnus Sitôt la grande messe dite A contre pied, toi l'ingénue    C'est un mystère, il m'a plu Ce doit être magnifique D'êt…

Ta part d’obscurité (quelques doigts de ténèbres)

Montre-moi ta part de ténèbres  Que j’y plonge  Éclaboussure noire, tu me célèbres  Quand je m’y allonge    Allie le geste Fais glisser ton index  Sur chaque vertèbre  Lis ce dos-là, si majeur si complexe  Ces hachures me zèbrent    Oh lis …

A mon grand père

Cette carrure que je ne croise plus. Cette présence imposante, aveuglante de tendresse. Mon monde a changé mais tu n'en fais plus partie. Je ne réalise pas encore très bien les conséquences. Je n'en parle pas alors j'écris. Je fais le fier parfois ma…

Migrante Sélénite

J’ai recueilli un être en mille morceaux  Fruit tombé, magnifique, à travers le cerceau  Tombée de haut, très haut, ma Sélénite  M’est apparue si loin, si toute petite  Bannie, honnie, poussée dans le vide  Quittant le chaos du caillou, aride  …

La Déesse ambivalente

 La tête entre Uranus1 et Gaïa2                                                                                                           je suis tombée aux pieds du grand Pluton3,                                                                      …

Union des abîmés

Floraison des sentiments, las désastre Je m'en vais, union des abîmés La pierre là haut, repère de mon chemin   Je te pris l'éclat, tu me pries de partir Comme un ricochet qui me revient Sans mon armure, intimement Mon regard saigne pour ne pl…

Le premier qui bouge, il a perdu.

Le premier qui bouge, il a perdu. Alors t'as bien compris, tu ne fais rien. Tu fais comme les autres. Tu attends. Tu fais semblant. Par contre tu ne craques pas. Tu ne vas pas tout gâcher. Tu restes droit comme un I. Tu fixes les autres mais l'air dé…

L'aube des brumes

L'aube se lève sur les pissenlits perlés, Son éclat réchauffe leurs pétales brumeux, Un zéphyr s'invite aux champs printaniers pour y déposer son mistral rare et gracieux,   Soudain, un nuage vient ternir cette quiétude De sa moue emplie d'une …

L'Enquête sonore

Open-space, 08h30  - Tout va bien Julien ? - Bonjour Carine. Je ne sais pas...ça fait deux fois que j’ai l’impression d’entendre un bruit la nuit. - Un bruit ?! Quel genre de bruit ? - Le même que fait un objet quand il tombe par terre. Mais ça n…

Utlisation du point virgule et des deux points

Après une discussion il y quelques semaines, je me pose encore des questions à propos de ces ponctuations. L'exemple ci-dessous est-il correct en terme de ponctuation ?               Après mes très ordinaires dix minutes de coma pornographique, dur…

Pour que la pluie ne cesse pas

Pour que la pluie ne cesse pas. Tu iras danser,pieds nus, sur les toits.   Pour que l'amour ne blesse pas, Tu iras montrer ce qu'il y a en toi.   La vie est un accident. Tu comptes les survivants. A l'infini, tu détailles le profond. Sous la…

Je suis noir. Tu es blanc.

Je suis noir. Tu es blanc. Ou bien l'inverse. Je suis la mer. Toi la tempête. Je nous confonds. Qui saura dire S'il y a un étranger, Si l'un de nous dérange ? Je nous vois fort. Je me trompe peut-être. Je nuis le soir. Tu fais semblant. …

Phèdre, de Jean Racine

Il faut lire Phèdre pour découvrir la tragédie racinienne à son sommet : une langue d’une pureté fulgurante, et une passion dévorante qui mène l’héroïne au bord du gouffre. Racine y révèle avec une intensité rare la lutte entre désir, honneur et destin, faisant vibrer l’âme humaine dans toute sa grandeur tragique. - L’édition proposée est celle de Didot de 1854.

Juste pour rire

Hier soir j’ai reposé ma cime d’intello que je ne suis pas.  Ce matin j’ai une barre intellectuelle sur le front et ça tape !  Ma cervelle hésite entre réfléchir encore ou être cuite au beurre, ail et persil. Franchement, je la comprends.  

J'ai tué le chien de ma mère

Le village, que dis-je le canton, ne parlait que de ça. Un infanticide, ici, chez nous. Bon, infanticide, il faut le dire vite. La victime avait 75 ans et la meurtrière se dirige vers son centenaire. Ça n'avait donc pas le tragique des faits divers d…

Auto-Sculpture

Auto-sculpture Oh Parnassien, il te faut sculpter ton destin Évite Bacchus et ses orgies refaites Et tu traces ton chemin à coup de burin Modelant pour ta vie la forme parfaite   Bâtis toi cette future sculpture unique  Qui se cache dans le ro…

La pause, le rêve, l’enchantement

J’étais en train de rêver éveillé. Et dans ma tête, ça courait dans tous les sens, des mots, des phrases, des musiques, comme une petite fourmilière qui ne s’arrête jamais.   Il y a des violons qui se répondent, des mélodies qui se glissent entre …

Le jour où quelque chose m’a dépassé

Le jour où quelque chose m’a dépassé (Volet 1 & Volet 2) Introduction Je vais vous raconter une histoire qui m’est arrivée il y a une dizaine d’années. C’est une histoire que je n’ai jamais vraiment comprise et pourtant elle reste en moi, int…

Le rêve veille

Se réfugier Derrière l'anse   De sa tasse de café noir   Ne plus retenir la nuit Fuir encore le Petit matin gris   Trouver le jour Dans le chocolat De la soucoupe   Boire enfin la tasse Et prendre Sa rage à son cou :   Wake up!   J…

Jimmy

Il s'appelle Jimmy. Il a établi ses quartiers devant l'édicule Saint-Mathieu du métro Guy. Je le croise chaque jour quand je me rends au bureau, et ce depuis l'automne 2018. Il est là, assis par terre, juste à la droite des tourniquets. Je ne peux pa…

Pensées pour moi-même, de Marc Aurèle

Il faut lire Pensées à moi-même pour écouter la voix intime d’un empereur philosophe méditer sur la sagesse, la vertu et la sérénité. Ce chef-d’œuvre stoïcien offre des repères précieux pour affronter l’existence avec lucidité, maîtrise de soi et profonde humanité. L’ouvrage proposé a été traduit par Jules Barthélemy-Saint-Hilaire en 1876.

La fugue

Autant la foule m'était insupportable, autant le trou à rats me servant de logement me sortait par les yeux. Bien sûr, tout ça était rassurant. Les mêmes objets aux mêmes places, les mêmes personnes faisant les mêmes choses, ayant toujours les mêmes …

Le sourire

  Le Sourire Je me suis rendu compte d’une chose, aujourd’hui encore : j’aime faire sourire. Pas juste faire rire, non… vraiment faire sourire quelqu’un, doucement, sincèrement. Parce que le sourire, pour moi, c’est une respiration indomptable. …