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La fin de l'hiver
Publié le 23/09/2025
Sûrement une forme d'absolu mais imparfait. Sûrement aussi une forme de résilience, de renaissance. Sûrement que j'écris pour combler un vide. Sûrement que ce n' est pas un hasard si j'écris grâce à elles. Ton message me va droit au coeur surtout quand je regarde mon chemin torturé vers l'écriture. C'est moi qui suis bouleversé...
Lettre d’automne
Publié le 23/09/2025
Merci Michel d’écrire si bien cette saison qui est une véritable passerelle entre deux saisons excessives et qui par le spleen qu’elle nous apporte, nous invite à l’introspection et aux chagrins passagers, juste ce qu’il faut pour nous sentir un peu plus humains.
La fin de l'hiver
Publié le 23/09/2025
Il y a une forme d’aliénation de l’autre qui revient souvent dans tes écrits, comme de l’impossibilité d’être sans être dans le coeur ou l’âme de cet.te autre, une dépendance qui peut sauver ou faire perdre la raison… Comme des siamois dans un même corps, à la fois dans le désir de pouvoir s’émanciper, mais douloureusement attaché à ce qui fait son tout. C’est bouleversant.
J’ai fait ce rêve
Publié le 23/09/2025
Je viens de finir le week-end dernier 1Q84 de Haruki Murakami que je vais prochainement chroniquer et l’écrivain se sert de deux lunes simultanées pour faire la lumière sur le monde dans lequel évolue ses personnages parmi les deux mondes parallèles qui se déroulent, mais sont intriqués et dont l’un, vient modifier l’autre sans que l’on puisse y faire grand chose… et je crois que les mauvais souvenirs et les souffrances, renforcent les moments heureux car l’on savoure d’autant ce qui fait du bien, que l’on sait ce qui a fait mal. Et puis, ce qui a fait souffrir pour bien des personnes a été l’occasion pour mieux se relever puis se protéger ensuite, de comprendre et d’apprendre des situations… à ce propos je recommande aussi de pouvoir s’attarder sur Spinoza qui explique pourquoi le pardon est totalement inutile. Voici Michel comment ton texte, ta sensibilité et ta faculté à raconter les histoires ou les situations, emmènent à la réflexion et à la tentative de compréhension, et de cela je t’en remercie. Ce qui m’interpelle dans ton texte c’est le cercueil (là où par exemple Murakami utilise un astre) qui représente la dernière demeure, où tout semble vain pour pouvoir changer quoi que ce soit. Puis le fait qu’ils soient en équilibre et solidaires, celui du dessous qui permet à celui du-dessus d’exister ainsi. Et puis enfin le fait qu’ils soient transparents, le fait que toute tentative de cacher quelque chose serait vain, d’accéder au contenu, indépendamment du contenant, comme peut l’être la vie, encadrée du néant. Ce qui relie le tout c’est la compréhension, de par où nous sommes passés, de pourquoi nous y sommes passés, de comment nous y sommes passé, de ce dans quoi nous sommes passés… pour savoir enfin qui l’on est vraiment. Y voir plus clair, en équilibre, sans plus rien à avoir à y gagner si ce n’est la satisfaction d’être enfin complet, de ce que l’on a su être et de ce qui nous a manqué en certains instants. Justes complets et apaisés. Et chacun mérite de l’être. Grand merci pour ton texte, à plus tard Michel. Bien à toi.
Nacelle de mousseline
Publié le 23/09/2025
Merci Léo pour ta très belle écoute du texte Oui toute mécanique est sujette à l'imperfection d'un grain de sable et souvent les plus grandes catastrophes trouvent leur origines dans un infime détail Un oiseau peut neutraliser le vol d'un avion, un rocher peut déchirer la coque d'un bateau, une pierre qui role peut déclencher une avalanche. Ainsi l'humilité est de mise face au fragile déséquilibre qui nous entoure. Un des éléments que tu as tout de suite relevé c'est l'importance sournoise de la rouille, un mot que j'aime particulièrement, car il introduit l'idée de ce que les hommes de sciences appellent " une combustion lente", mais aussi celui d'une couleur. Ainsi l'altération de la matière se confond avec une combustion qui ronge la plus féroce des matières: le fer. La poésie explore tous les aspects de la vie et use de son pouvoir pour présenter non seulement la lenteur de la vie et sa disparition mais aussi les variantes de couleurs qui l'accompagne. Les feuilles en automne, la rouille, la flétrissure des fleurs et bien d'autres spectacles de la nature en marche nous ravissent précisément parce que nous les contemplons sans pouvoir les contrôler. Merci Léo, pour un commentaire encore une fois si subtile et beau. Cordialement, Francis-Etienne, à tout de suite. Francis-Etienne. Un papillon d'azur glisse entre les doigts D'une flamme de nuit incise entre les toits.
Extrait du 4eme chapitre. Le vieux veuf entre dans le monde de l'escort girl
Publié le 23/09/2025
Merci beaucoup pour tes remarques, toujours sincères sur lesquelles, très souvent, je me suis appuyé pour améliorer mes textes. ;-)
Nacelle de mousseline
Publié le 23/09/2025
Un tourbillon de plénitude et de raffinement, de pleine beauté. J’ai aimé cette infime maille de rouille qui tâche le limpide ruisseau, qui rappelle qu’un détail, même aussi petit soit-Il peut tout compromettre dans l’excellence du tableau dont l’apparence est soigneusement construite avec des biseaux de miroir pouvant faire l’illusion. Tous les moyens mis en oeuvre, aussi gigantesques soient t-ils, ne pourront être à l’abris de petits grains de sables qui peuvent gripper les plus belles mécaniques. Une très belle leçon qui s’apparente presque à une fable. Merci Francis-Etienne.
Extrait du 4eme chapitre. Le vieux veuf entre dans le monde de l'escort girl
Publié le 23/09/2025
Bonjour Patrice, une très belle écriture, très soignée. Attention de ne pas briser l’envoûtement de la lecture par des effets de styles hasardeux qui n’ont que pour but de bousculer le lecteur alors qu’il est bien en place. Mes annotations sur les deux points qui je trouve gâchent ma lecture qui aurait pu être parfaite. A toi de voir, à plus tard.
Parloir d'aveugles
Publié le 22/09/2025
Merci Léo, ton commentaire me touche non seulement par sa finesse mais aussi par sa force. Tu sais si bien aller plus profondément dans le texte. Quelle belle expression que celle "d'aller jusqu'à faire faner la lumière" ! Comme une bougie que l'on recouvrirait d'une cloche de verre, notre courage s'éteint face à la puissance de la guerre et de ses ongles de fer. Les peuples dont nous sommes le corps semblent se dessécher tels des brins d'herbe sous la chaleur, devant les armes et les casques de guerre. Ils en cultivent même le prestige en décorant les poitrines des vivants et des morts de précieuses médailles. Illusions du savoir, illusions de l'amour, illusion de la beauté, tout devient illusion devant les régiments de guerre et c'est ainsi que le poète, lui aussi illusionniste, devient nécessaire à l'humanité. Homère et la guerre de Troie, Victor Hugo et les misérables, César et la guerre des Gaules, tous ont élevé la guerre au rang de "vertu" (au sens latin du mot: puissance). Mais "mort où est ta victoire ?" Merci Léo pour m'encouager jour après jour à deployer quelques mots de plus derrière tes si riches commentaires. A tout de suite, cordialement, Francis-Etienne. En posant son regard sur un tas de chiffons Le soleil s'aquoquine avec de vieux bouffons.
Infinitésimalement lointain
Publié le 22/09/2025
Cher Léo, Merci pour ce commentaire bien juste et qui illustre ta profonde lecture du texte. Curieusement je suis toujours attentif aux chiffres qui nous entourent, parce qu'ils semblent traduire une réalité que seul leur langue est capable de percevoir. Toute la nature est bâtie sur des combinaisons de chiffres totalement imperceptibles à notre connaissance. Ils pénètrent les moindres méandres de nos vies. Et c'est précisément là que leur poison agit subtilement. Ils échauffent nos convoitises, ils creusent nos pensées et y déposent leur puissance pour nous aveugler et nous berner. Ils sont tyranniques et nous poussent parfois au suicide, ils sont depuis toujours les sournois serpents de nos espoirs. J'ai entendu un jour un milliardaire blasé exprimer son indifférence aux nombre, en ces mots: " Des millions ou des milliards, quelle différence cela fait-il ? " Il n'y a qu'un seul nombre qui me passionne vraiment pour sa beauté poétique, c'est pi. Il contient tout l'univers, ne se laisse pas définir et pourtant il est présent à nos côtés comme un chat silencieux qui accompagne nos pas. Je collectionne depuis toujours tous les ouvrages originaux qui en parle et j'en suis toujours enchanté. Il y a même un supplément spécial du Monde qui lui a été consacré presque comme une divinité à part ! Merci Léo pour ton si précieuse présence sous mes textes et pour ton infinitésimale amitié...Cordialement, Francis-Etienne. Soudain ébouriffé par la neige d'un mot, Le silence du temps piaille avec un marmot.
Le temps est en train de changer
Publié le 20/09/2025
Lorsqu’est venue cette idée saugrenue de devoir passer sa vie à produire du profit imprimé sur des bouts de papiers au détriment de la vie, de ses proches, des autres. Quelle folie.
Infinitésimalement lointain
Publié le 20/09/2025
Les chiffres apparaissent comme des formules maléfiques au service d’une corruption à l’oeuvre par la destitution de toute humanité, qui commence d’ailleurs par la destruction du reflet puis une longue descente aux enfers à travers les couloirs obscurs et dangers tapis dans les peurs. C’est très fort, bravo et merci du partage Francis-Etienne.
Débloquons tout
Publié le 20/09/2025
Les humiliations trop nombreuses soufflent sur les braises de la colère. Avec soin diviser pour mieux régner et tout faire pour fragmenter un peuple irréconciliable.
Sans toi, l'incendie
Publié le 20/09/2025
Joli texte sur un amour non partagé, ou l’obsession remplace le manque. J’ai bien aimé, c’est fort et c’est concis.
Janissaires et princes
Publié le 18/09/2025
Merci Léo, ton commentaire comme ta sensibilité au texte sont toujours pour moi un sujet d'admiration. Tu connais mon intérêt pour le jeu et pour le hasard, et tu as bien saisi la puissance que l'on peut développer dans un texte poétique, en combinant l'un à l'autre. J'ai toujours été sensible aux cartes dites "à jouer" parce qu'elles cachent comme les mots, des images. D'ailleurs les cartomanciennes les lisent comme des livres secrets dont elles auraient le pouvoir de comprendre les messages. Dans le Voyage bleu la cartomancienne a un rôle central pour le development de l'histoire. Il y a aussi la signification de chacune des cartes qu'elle me révèle dans l'énumération de chacune des lames. Ainsi la la carte est devenue pour moi le symbole de la peur. Je l'utilise donc largement dans les poèmes car son mystère fait jaillir la peur des mots eux-mêmes. Merci encore Léo pour ta si subtile perception du texte et pour ton amitié. A plus tard. Cordialement, Francis-Etienne. Sous le velours des mots se cache le mystère De mondes étrangers aux bancs du monastère.
Janissaires et princes
Publié le 18/09/2025
« Rien ne va plus »… l’expression consacrée lorsqu’il est lâchée la bille à la roulette (qui fait penser à la roulette russe lorsque la mise est disproportionnée). Ton poème rend très bien la tension que revêt le hasard, et la fièvre des joueurs qui s’en remettent au destin jusque "faire tapis", là encore une expression exprimant bien l’ombre du KO qui rôde alentour. Tu parviens admirablement bien à faire ressortir des ambiances lourdes et dramatiques dans tes poèmes, et celui-ci est une nouvelle fois plus que très réussi : tu nous envoies dans les cordes d’un combat qui semble perdu d’avance. A plus tard très cher Francis-Etienne.
C'est le bonheur qui te fait peur?
Publié le 18/09/2025
C'est une habitude dont il faut se détacher, (re)rouver du sens et de l'envie . Merci pour ton commentaire Lucie.
C'est le bonheur qui te fait peur?
Publié le 18/09/2025
Je suis d'accord. Les sentiments sont mêlés. Et quand la confiance en soi revient alors la confiance en les autres et des autres également.
C'est le bonheur qui te fait peur?
Publié le 17/09/2025
S'habituer à ses douleurs est un risque car on peut y trouver un réconfort, ce qui contribue à accentuer la peur quand le bonheur se présente. Pourtant, au fond, il est désiré. Ce qui crée un conflit, donc une souffrance supplémentaire malheureusement.
Voyage au bord d'un mot
Publié le 17/09/2025
Merci Léo pour ce magnifique commentaire dont tu m'honores. Le voyage est le second grand thème de mon écriture et j'ai eu la chance dans ma vie de beaucoup voyager. De Bangkok à Berlin, de Londres à Délos, de New York à Marrakech, ma vie s'est écoulée sur un tapis volant enchanteur et magique. Comme Proust je me suis vite rendu compte que le voyage est un désir et qu'il est nécessaire à notre amour comme une femme dont la réalité nous ensorcelle. Les lieux que l'on désire voir sont indissociable de notre envie. Ainsi ma passion pour Venise naquit en moi autour de douze ans. Pour entrer dans Venise à travers cette passion, j'avais demandé à l'office du tourisme de m'envoyer un plan de Venise, et ainsi, je passais des heures à contempler ce plan sur lequel les grands palais, les églises et les ruelles étaient dessinées dans de petites vignettes colorées dont la beauté me fascinait. Bien plus tard, à l'âge de vingt ans, lorsque je suis allé à Venise pour la première fois, tout me semblait intact, et semblable en tous points à cette Venise de papier qui m'avait hanté. Je reconnaissais mon rêve dans chaque église, sur chaque pont et surtout dans la couleur de son ciel. Je possédais en moi cette ville enchanteresse. Ce n'est que bien plus tard que Venise fera son apparition dans le Voyage bleu, parce que je ne pouvais pas la partager en dehors de la littérature, tellement sa précieuse présence était inséparable de la création. Proust m'avait appris qu'on voyage par désir comme on aime par désir. Voilà une bien longue confession...Merci Léo pour toute l'attention que tu portes à mes textes et pour ton indéfectible amitié. A plus tard, mon ami. Francis-Etienne. L'éternité s'éteint au bout d'un quai de verre qu'un souffleur a jeté sur le bord de la terre.
flasques d'orfèvre
Publié le 17/09/2025
Cher Leo merci beaucoup encore une fois pour ce magnifique commentaire et l'enthousiasme de ta lecture. La matière de la poésie touche tous les sens, mais c'est à travers les mots que l'on ressent ce contact avec le texte. Pour travailler l'exactitude et la précision de l'emploi des mots le poète doit chercher dans l'univers de la langue les images immergées dans chacun des mots, comme si le son ou l'image appelée par le sens et le son pouvait constituer un réservoir de nouvelles couleurs dont le language non-poétique aurait du mal à définir la silhouette. Ainsi, bien entendu la richesse ou la pauvreté descriptive du mot est essentielle à la construction de la sensation et de l'émotion. Le lecteur n'aura pas le même rapport esthétique avec le mot cristal qu'avec le mot fer. Le poète est un mélangeur de couleurs, un violoniste de la langue, un pionnier de l'audace littéraire. Merci encore de tout cœur, cher Léo pour tant de joies et de plaisirs à lire tes remarques et à y répondre. A plus tard Francis-Etienne. La masure des jours abrite sous son toit Des galons de brocard qui vivent à l'étroit.
C'est le bonheur qui te fait peur?
Publié le 17/09/2025
On est un peu à faire le grand écart entre "c'est la faute aux autres" et "se blottir dans son pessimisme", mais pourquoi pas les deux ?
C'est le bonheur qui te fait peur?
Publié le 17/09/2025
Merci pour ton commentaire qui invite à la réflexion.
C'est le bonheur qui te fait peur?
Publié le 17/09/2025
L’inaptitude au bonheur, comme une malédiction difficile à conjurer… et pourtant, à ne pas renoncer il se pourrait bien qu’il soit possible de lui faire une petite place qui ne demandera qu’à prospérer par la suite. A plus tard loscrivo.
flasques d'orfèvre
Publié le 17/09/2025
Les sensations au rendez-vous dans ce nouveau trés beau poème à contempler sans modération. Que ce soit à travers les températures, les odeurs, le goût, un souffle des plus créatifs qui honorent les sens. A plus tard Francis-Etienne.
Voyage au bord d'un mot
Publié le 17/09/2025
Quelle magnifique idée que ce voyage au bord d’un mot. De ceux qui permettent de sentir et ressentir, ou qu’ils soient vertigineux et aériens, d’autres encore incandescents et sacrés… lorsque ta poésie leurs rendent un bel hommage, à chaque fois qu’elle s’exprime avec sincérité et générosité. Bonne nuit très cher Francis-Etienne.
Les Furieuses, 1
Publié le 16/09/2025
Bonjour cher Léo, Toundzy, une île, où une rébellion contre le gratuit et l'insupportable a éclaté ... Un acte d'une violence froide contre un tyran. Et puis, on diligente les professionnels, comme toujours, après coup ... Et les femmes vont parler, des imbroglios ... La violence engendre toujours la violence. À suivre. Merci de lire et de commenter. J'ai d'abord mis un lien qui redirige vers mon blog, mais je me suis rétractée. C'est inélégant :)) Sauf si j'ai ton accord.
Les Furieuses, 1
Publié le 16/09/2025
Bonsoir Sam, ton texte commence par une voix off qui plante la cruelle réalité presque quotidienne de trop nombreuses femmes obligées de fuir pour ne pas succomber sous les coups ou sous l’emprise d’hommes violents. Et il s’incarne juste ensuite par le « je » qui éclaire un milieu que peu connaissent, les mots en précieux alliés. Ce « je » est très courageux car il fait face et raconte. Bravo et à plus tard Sam.
Parloir d'aveugles
Publié le 15/09/2025
Une entrée lumineuse et mystique, puis un glissement vers la blessure jusqu'une chute sombre et collective alimentant ce que les hommes font tristement, la guerre. Tu as ce talent de parvenir à faire faner jusque la lumière, de ne jamais durablement maintenir les illusions inutiles. Ce faisant, de sublimer la beauté éphémère que l’on aurait souhaité éternelle. Grand bravo Francis-Etienne.
Sans toi, l'incendie
Publié le 14/09/2025
J'aime bien ce texte. Il n'y a pas de remplissage. Et puis au début, j'ai cru que l'auteur était une autrice. J'ai ensuite compris pourquoi. Rien que ce point a rendu la lecture plus intéressante. ;-)