Le labyrinthe du désir
Une belle journée d’hiver inondée de lumière, quand le mistral sommeille, invite à se sentir d’humeur contemplative. Le soleil de février dardaille presque comme en juin sous le ciel de Nîmes. L’ombre aimable des micocouliers qui bourgeonnent déjà atténue l’assaut de ses rayons. L’après-midi s’évanouit tranquillement. La tombée du jour est plus traînante à l’approche du printemps. Un vendredi propice aux flâneries. Le climat se réchauffe. Soit. Cette méchante anomalie terrorise les anxieux, excite les oiseaux de malheur et les millénaristes, mais les touristes et les habitants en vacance s’en accommodent joyeusement. Les terrasses sont pleines. Ouranos entend en profiter. Il arpente le boulevard Victor Hugo qui file vers les arènes, égaré dans des pensées dont la plus baroque est sans doute…