Le texte attire l'attention du lecteur jusqu'à la fin. Cette dualité entre le bien et le mal m'évoque Sept jours pour une éternité de Marc Lévy (encore faut-il aimer cet auteur) où une policière travaillant pour les anges, et Dieu, croise la route d'un espion travaillant pour le diable. Evidemment, cette opposition ne tient pas longtemps. Ce duel propose deux points de vue sur la justice très intéressants. Heureusement c'est la morale qui l'emporte. Merci pour ce texte Ioscrivo, à plus tard.
Ton commentaire est très juste. Nous connaissons tous la difficulté de dire à l'autre que quelque chose ne va pas, par peur du jugement, et plus encore du sentiment de honte. Il faut savoir aller au-delà, voler de ses propres ailes en s'écoutant, et en imposant ses limites. Le silence n'est pas toujours un ami.
L'image de l'iceberg m'est beaucoup revenue en effet. On perçoit sa présence dans les non-dits qui sont parfois perturbateurs, mais on ne peut pas forcer les gens à dévoiler ce qu'ils cachent, ce qui pèse sur leur cœur. J'aimerais pourtant...
Le changement mène vers un monde meilleure, et passer des paroles à l'action est un grand pas qui a de l'effet. C'est ce que nous montre Lys. Dans notre société, dont celle de Lys rappelle certaines problématiques, si on ne fait rien on s'enlise, on aggrave, on disparaît. La lumière a proposé une nouvelle perspective à Lys, ce qui a permis une belle prise de conscience. C'est elle qui nous écarte des pièges du cerveau pour nous inciter à nous réveiller, et à réagir. C'est un très beau message que ton texte, nécessaire de nos jours. Merci Mary !
Un beau texte qui rappelle José Saramago (c'est un compliment). Le lecteur est tout de suite intrigué, et convaincu par le dénouement. Au plaisir de vous lire à nouveau.
Merci, Léo. J'ai bien vécu dans cette rue pendant ma première enfance. Quant à cette rencontre avec le propriétaire des lieux, il s'agit de pure fiction. J'aime mêler le réel et l'imaginaire. Mes recueils de nouvelles sont tous dans le même genre. En effet, le phénome d'embourgeoisement des villes n'est pas nouveau et, surtout, pas propre à Montréal. On n'a qu'à penser à Paris, voire même à Bordeaux maintenant. Merci encore, et au plaisir.
Bonjour et bienvenue en mots Daniel. Votre texte reflète bien le capitalisme qui s’est mondialisé, réussissant la prouesse de rendre des rues populaires en des quartiers élitistes qui ont probablement gagné en calme mais tristement perdu en vie. J’ai été surpris par le choix du monologue qui laisse à penser, sans en comprendre la raison que le dialogue n’a pas eu lieu. Et j’ai trouvé fantastique cette formule " L’enfance est un pays que l’on porte en soi. », Merci et à plus tard je l’espère.
Je savais bien que la carte terrestre ne suffirait plus pour l’implantation des auteurs dans la partie « communauté », ça va trop loin le peuple des mots 😂
Merci beaucoup, Allegoria. Tes mots me touchent profondément. Tu as saisi avec une belle justesse l’esprit de Lys et ce qu’elle incarne : la clarté au milieu des reflets. Ton regard donne encore plus de sens à ce voyage intérieur.
Merci pour ces mots si justes et stimulants. J’aime beaucoup cette idée de “petite musique” — celle qui naît entre les lignes, là où le sens devient vibration. Aller plus loin, c’est sans doute oser le dépouillement, laisser la phrase respirer jusqu’à ce qu’elle touche quelque chose d’universel, presque ancestral. Tes mots me rappellent que chaque conte porte une note unique, et que c’est dans sa résonance intime qu’il devient vivant.
Ah, la passion pour la philosophie, et ses croisements infinis. Ta vision des disciplines comme des pièces de puzzle est si juste. L’oralité de Socrate, sa manière d’interroger, résonne dans notre quête de vérité. La pensée, vivante, évolue. Elle se nourrit d’échanges. Ta réflexion sur les échelles, de l’imposant à l’infiniment petit, m’inspire. C’est dans cette oscillation que nous trouvons notre place, entre le cosmos et notre intimité. Merci pour ce beau fil de pensée Léo ;)
Ah, Léo… il faut que tu saches la vérité : je ne suis pas tout à fait d’ici. On dit que je viens d’une planète lointaine, quelque part entre la constellation de la Créativité et la nébuleuse de l’Inspiration. Là-bas, on se nourrit de mots, on respire des idées et on dort dans des nuages de métaphores. Je ne compte pas envahir la Terre… juste y semer un peu plus de poésie. 💭Ella es una mujer especial
Como caída de otro planeta...Un, dos, tres 🤪.
Ce que tu exprimes touche à l’essence même du texte : cette tension entre la lumière et l’ombre, entre la conscience et la manipulation, entre la vérité et le vacarme. Tu as parfaitement saisi le cœur du propos : la peur, la colère et la distraction comme outils de contrôle, et la lucidité comme acte de résistance.
Ta lecture fait écho à Debord, à Orwell, à ces œuvres qui ont su dévoiler les mécanismes de la société du spectacle et de la domination par l’image. Lys, dans ce sens, incarne cette part incorruptible de l’humain, celle qui refuse de se laisser absorber par le flux, qui choisit le silence comme espace de vérité.
Ce que tu dis sur la viralité, sur la manipulation émotionnelle, est d’une justesse rare. C’est bien là que se joue la bataille contemporaine : non plus sur les champs de guerre, mais dans les consciences. Et c’est aussi là que naît l’espoir : dans chaque être qui, comme Lys, ose fermer les yeux sur le vacarme pour mieux voir à l’intérieur.
Merci pour ton regard éclairé, pour ta sensibilité et ta profondeur. Tes mots prolongent le texte, ils en deviennent une résonance🙏.
PS: Tu viens de me souffler mon prochain projet : IA vs Humain.
Grand merci Allegoria de ce nouveau partage captivant, un vent philosophique souffle dans le fil de lecture du peuple des mots et ce n’est pas pour me déplaire car c’est une discipline fascinante et vertigineuse qui nous fait prendre conscience de la complexité des notions incontournables qui pavent notre route telles des embuches lorsque nous les avons ignorées ou incomprises . Mettre le nez dans la philo, c’est prendre de la hauteur pour mieux nous regarder, nous comprendre, démêler les innombrables champs de confusion. Et ce qui me passionne le plus ce sont le croisement des philosophes et des courants de pensées, et bien au-delà de cette seule discipline : faire des détours via la sociologie, l’anthropologie, les neurosciences, la physique quantique, les mathématiques (et pourtant je ne suis pas un matheux pour un rond mais c’est fascinant), les mythologies (qui sont incontourables car à travers les dieux il est bien question de notre propre récit), l’histoire, la géographie, la géopolitique etc…. et bien évidement tous les arts et l’immanquable littérature qui parle si bien de nous, incomplets et dont tout les éléments qui nous viennent à manquer se trouvent éparpillés comme mille quêtes du graal, dans toutes les sciences évoquées (et bien d’autres encore) comme les pièces d’un puzzle qui nous racontent avec tant de passion et de patience. J’ai aimé dans ton texte Allegoria retrouver Socrate que je viensde quitter il y a peu, et où j’ai appris qu’il n’avais fait aucun écrit, aucune production de sa main, tout est dans l’oralité avec tous les filtres par lesquels sont passés ses pensées : son public. Et puis aussi que penser trop librement face à des orgueilleux pouvait coûter la vie. J’aime aussi que tu parles de Dieu, de la vérité, plus largement de toutes les dualités et j’aime aussi te lire lorsque tu évoques "Abandonner les certitudes, embrasser l’inconnu. » car il est dans cet éloignement (paradoxalement) probablement le plus court chemin pour conduire à son moi qui apparaissait jusqu’alors insoluble. C’est en allant vers l’immensité des possibles et les échelles les plus grandes que nous sondons également l’infiniment petit à l’échelle de l’atome. C’est ce que font (je l’avais bien dit que ma liste était incomplète) les sciences de l’astronomie, de l’astrophysique ou encore de la cosmologie… oui, tout est vertigineux, et je prend comme le subtil des cadeaux très chère Allegoria l’absence que tu nous propose.
Vos écrits sont comme des contes des origines, initiatiques. Intéressants vraiment mais j'aimerais que vous alliez encore plus loin pour entendre votre petite musique, celle des contes qui sonnent et résonnent...
L’histoire de Lys m’a touchée, révélant ombres et lumières de notre époque. Lys, âme en quête, éclaire le chemin. Elle montre ce qui se cache derrière les reflets. Tu as saisi son éveil, son voyage intérieur, la beauté de la lucidité. Chaque phrase résonne, écho de notre propre quête. Ta voix, douce et forte, rappelle que la lumière se trouve dans l’écoute, dans le ressenti. Tu invites à réfléchir, à contempler. Un éveil collectif murmure dans nos cœurs. Merci Mary :)
Et j’ai oublié comme référence incontournable « Fahrenheit 451 » de Ray Bradbury, ton texte regroupe toutes ces grandes références littéraires et cinématographiques, vraiment chouette.
J’aime vraiment énormément car il y a tous les éléments clés qui troublent notre époque et nos sociétés. c’est tellement impeccable et complet que je verrais presque une entité supérieure prendre de la hauteur et surtout de l’analytique comme le divin sur sa création, ou plus actuellement une IA bluffante de réalisme. Grand bravo pour cette performance si tu es bien humaine Mary :-), tu as toute mon admiration, d’autant plus que tes commentaires présentent par leur densité et précision analytique ces mêmes capacités qui m’impressionnent pour les mêmes raisons, toujours inspirants et précis, sans fausses notes, merci pour tous ces magnifiques apports. Pour en revenir à ton très bon texte, j’ai particulièrement aimé ce passage qui est le noeud de bien des maux actuels : "Elle voyait comment la peur divisait, comment la colère aveuglait, comment la distraction endormait. » car ce sont bien les émotions alliées aux biais cognitifs qui éloignent les personnes de leur libre arbitre, et c’est bien les polémiques et scandales à répétitions qui cherchent en permanence à altérer la neutralité des émotions pour engager le buzz et la viralité des contenus qui rapportent du fric, qui ont pris le dessus. Dans ce passage relevé également, il y est question de distraction, et j’ai en tête (j’en ai parlé il y a peu) de la société du spectacle de Guy Debord. J’ai bien évidement pensé également à 1984 et à la série de films "Hunger Games »… et pour finir, ce qui est bien aussi et qui est un élément clé qui permet la révolution : le caractère incorruptible de Lys qui ne se fait pas rattraper et empêcher par le système. Du tout bon, encore mille bravos Mary.
Une œuvre d’une grande justesse, à la fois poétique et profondément humaine. L’écriture transporte le lecteur dans un univers où chaque émotion trouve sa place avec délicatesse. On se laisse happer par la beauté du récit, sans voir le temps passer, porté par une narration sincère et vibrante.
Ce conte, empreint d’une quête intérieure touchante, explore avec finesse la reconstruction de soi et la puissance de l’amour comme moteur de renaissance. Il dégage une chaleur et une intensité rares, offrant une lecture qui résonne longtemps après la dernière page.
Un moment de lecture intense, émouvant et d’une grande richesse.
Ton conte est une belle métaphore de la résilience et de la guérison. Le froid et la neige symbolisent la douleur et la solitude d’Ysaline, tandis que Liora, avec son espoir, transforme sa vie. Tu abordes les thèmes de l’amour et de la renaissance avec sensibilité. Ton style poétique et tes descriptions immersives font ressentir intensément les émotions des personnages. Le message sur l’amour véritable, qui guérit et libère, est puissant. C’est une histoire vraiment touchante sur la lutte intérieure et la redécouverte de soi. Bravo !
J’aime la façon dont tu parles de la difficulté à exprimer tes émotions, tes douleurs ; ça résonne chez beaucoup d’entre nous. La phrase “Je suis la seule à connaître la vérité” est puissante et montre bien cette solitude. Ta conclusion sur l’écriture comme moyen de libération, même avec ce nœud dans l’estomac, est très évocatrice. Merci pour ce partage :)
Et bien vraiment bravo, un travail de fond et de forme remarquable de bout en bout, avec énormément d’émotions pour un final à la hauteur de ses ambitions. Un conte coup de coeur qui mérite très largement le temps de lecture proposé que l’on ne voit pas passé. Cette quête intérieure pour recouvrer la confiance en soi avec l’amour comme arme de construction massive donnent une profondeur d’âme et de coeur intense à ce conte. Un agréable et très bon moment de lecture.
Le talisman comme objet de quête qui semble signifier que l’arrivée n’est pas bien loin. Et encore une fois une punchline très efficace et particulièrement tendre et poétique pour conclure cette nouvelle partie : « C’est ainsi que la glace apprend à aimer. »
La glace en eau, le figé en mouvement, le solide en liquide source et symbole de vie. Le frémissement d’un courant qui peut enfin tout emporter s’il continue à croître… la douceur semble amorcer un retour certain. Son coeur venait de respirer…magnifique.
Il n’y a pas de faiblesse dans le récit, l’intrigue et la qualité d’écriture sont continus et pas à pas sont dispensés les éléments qui vont pouvoir permettre une issue positive de la situation difficile rencontrée. Dans cette partie cest la peur qui est identifiée, et qui est une émotion terrible dans ce qu’elle peut ôter aux personnes. Deux coups de coeurs particuliers dans cette partie : « Ce regard-là, il est à toi. À toi seule. Personne n’a le droit de t’effacer quand tu le portes. » et « Va les voir. Parle-leur. Regarde-les vivre. Le monde ne s’est pas éteint, Ysaline, il t’attend. »… puissant.
C’est vraiment très bien, ce royaume est le royaume de chacun en son for intérieur, aux couleurs de son humeur et de ce qu’on lui autorise à vivre. Liora après avoir montré ses capacités à regarder autrement, se distingue une nouvelle capacité qui est aussi un superpouvoir du changement : de lui de savoir écouter activement et respectueusement.
Et oui, les apparences sont parfois trompeuses et Liora semble disposer d’un atout précieux, celui de regarder différemment et d’ouvrir le champs des possibles…
Entre deux mondes dans laquelle la lumière s’oppose à la nuit, comme le bien s’oppose au mal. De mauvais présages se révèlent mais là où il y a le coeur, la flamme de l’espoir subsiste.
Le décor est posé et bien planté, et c’est vraiment très bien écrit et décrit avec les codes du conte, très imagé et digne de s’accorder comme il se doit avec l’oralité.
Ces douleurs invisibles masquées pour ne pas peser sur les autres ou pour ne pas s’exposer davantage, ces indicibles solitudes qui peuvent conduire au pire si l’on n’y prend pas garde, alors oui, l’écriture est cette compagne de tous les instants sur laquelle on peut compter, qui écoute et traduit tout, en silence, sans juger, permettant de faire sortir le trop plein pour alléger nos quotidiens contrariés. Merci Lucie pour ce texte qui me fait penser aussi à un iceberg en terme d’image avec sa grande majorité immergée . A plus tard.