Je ne suis pas nostalgique. J'ai le recul nécessaire pour décrire ce moment avec force et aussi pudeur. C'est le contraste qui a permis à la lumière de percer. Je suis très heureux d'avoir quitter ce noir. Ça ne m'allait pas au teint ! ^^
J'aime beaucoup, et ça donne très envie d'être jeune à nouveau.
Le 17 à août 1995 à 5h19 du matin, j'avais 19 ans, et j' écrivais :
Les discussions se chevauchent -
Les rires envahissent la pièce -
La chaleur pénètre les coeurs -
Je suis si bien ici -
Les mots s'éloignent lentement -
Les images se font plus objectives -
Je n'écoute plus, je ressens -
J'ai trouvé la sérénité -
Les odeurs sont familères -
Les visages sont rassurants -
La musique soulève les esprits -
Je suis si bien ici.
C'est une lutte à l'issue incertaine car elle est actuelle. Nous sommes toutes et tous face à l'ignorance tous les jours. A nous de ne pas la laisser nous faire plonger dans les abysses !
Il est temps d'être libre, de goûter la vie à pleines dents quand on a 20 ans. Tu as bien raison Ioscrivo, mais ne soyons pas si nostalgiques, beaucoup de belles choses nous attendent, quel que soit notre âge !
Cet inconnu que tu décris est agréable, sans peur, il donne envie d'être approché. Tu mets délicatement en valeur le lien humain dont on a besoin, lien qui s'effrite à force de se méfier des uns et des autres en permanence. Ce climat délétère est difficile à vivre... Merci pour cette bulle de bonheur !
Ce texte est très fort, d'une lucidité implacable qui souligne très bien notre irresponsabilité. Nous ne savons pas nous regarder en face, nous préférons nous faciliter la vie mais nous la mettons en danger. Cela donne une perceptive angoissante à laquelle la fiction tente de répondre : que sera notre avenir ? Quel sera l'état de notre planète en 2080 ? On devrait s'en inquiéter de la protéger plutôt que de vouloir conquérir l'espace. Ne soyons pas trop gourmands, restons raisonnables.
Je suis profondément honorée que tu partages cela avec moi. Ce que tu fais est précieux, et tu as raison d’en parler. Les mots, quand ils viennent du cœur, nourrissent l’action et rappellent à d’autres qu’ils peuvent, eux aussi, agir.
Ton engagement pour la forêt est un acte de courage et de fidélité envers la vie. Même modeste en apparence, il porte une force immense : celle de croire encore en ce qui mérite d’être protégé.
Je vais essayer de protéger la forêt de mon village. C'est la mission que j'ai choisi ( bon pas trop de candidat je dois dire). Ce n'est pas grand chose mais je vais y mettre tout mon coeur. Je ne peux pas attendre le désastre, je dois agir.
Je sais pas pourquoi je te raconte ça en fait...
Je suis content que de plus en plus de personnes écrivent à ce sujet. La situation est grave mais nous devons l'affronter et malgré tout espérer.
Oui, tu as raison.
Assez de discours qui déplacent la faute sur les épaules des citoyens pendant que d’autres profitent du désastre.
Réparer, c’est un acte de courage. Nommer les responsables, un devoir.
Protéger la nature, c’est protéger ce qu’il reste d’humain en nous.
Nous ne sommes que de passage, mais ce passage peut laisser une trace juste, pas une cicatrice.
Je partage en partie ce constat. Culpabiliser le citoyen ou le consommateur n'est pas une solution. La technologie non plus. Alors réparons ce qui peut l'être. Faisons le procès des responsables (pollueur-payeur). Votons pour ceux qui protègent. Réglementons ce qui est hors de contrôle. Donnons des statuts juridiques et une vraie protection à la nature. Soyons humains humblement mais avec dignité. Nous ne sommes que de passage mais ne détruisons pas tout...
Les images sont fortes : « se tenir nu », « porter des peaux », « abandonner une odeur trop forte ». Elles traduisent à la fois la douleur et la tendresse du retour à soi. La fin, avec « Les yeux ouverts », laisse une lumière discrète, une respiration après la traversée.
C’est un poème d’écorché lucide, mais apaisé, qui touche à la vérité du corps et de l’être. Bravo👏
Merci infiniment pour tes mots, ils me touchent profondément. Je suis heureuse que ce texte t’ait traversé ainsi. Je ne manquerai pas de lire ton écrit en écho, avec toute l’attention qu’il mérite.
Merci infiniment pour ce message empreint de sensibilité. Ces mots me touchent profondément. Il est émouvant de savoir qu’un ancien texte puisse encore trouver écho et susciter une telle réflexion. C’est un véritable honneur de voir qu’il continue à parler, à sa manière, du chemin intérieur et de la beauté simple de l’être.
Il est des artistes qui savent mieux que quiconque dépeindre l'abstraction. Vuillard, que vous évoquez, fut le maître du genre. Quelques autres lui emboîtèrent le pas, dont des auteurs comme Antonio Tabucchi, Paul Auster et le Nobel Modiano. Un peu comme si depuis Munch et son cri, il n'y avait d'autres issues que de se confondre-disparaître donc-pour résister à l'absurdité de la vie. Votre évocation est de la veine des abstractionistes. Vivement la suite...
Je vois beaucoup de place pour l'imaginaire. C'est une lutte dont l'issue est incertaine. Il est question d'emprise, de rester fidèle à ses valeurs même si on est seul.e Merci Lucie de porter cette voix singulière.
Je suis totalement d'accord avec vous. Je suis tombé sur Hypathie en faisant des recherches pour la journée internationale du droit des femmes. Et je trouve que son histoire à un coté universel : la dualité entre la civilisation et barbarie. Je trouve hautement symbolique le fait que son assassinat a eut lieu dans une église. Ca souligne le coté irrationnel de la barbarie et de la folie de foules. Ca me fait penser aux émeutes urbaines ou ils crament la voiture de leur voisin. C'est irrationnel, illogique, incompréhensible vu de l'extérieur.