Il y a quelque chose de riche dans ce couple. Ulysses et Ouranos, ensemble, évoquent une quête, une recherche. Ils se croisent, s’entrelacent. Le concret de l’un et l’éthéré de l’autre, comme deux mondes qui s’effleurent. Cette dualité donne du poids à leur relation, une profondeur qui résonne jusque dans leurs noms. On sent en eux les questions de l’identité, de l’amour, de ce sens que nous cherchons tous, sans vraiment le trouver. J’aime, et je tourne la page :)
J’ai aimé l’atmosphère de Nîmes. Ta scène d’hiver évoque, invite, enveloppe. Une belle toile pour les réflexions de ton personnage. Ouranos est intriguant. Sa quête d’identité, son rapport au passé, tout résonne. Le Mât du Tarot comme symbole est une belle perspective. J’ai hâte d’en savoir plus. Quelques phrases à peaufiner peut-être pour plus de fluidité, mais c’est prometteur. Impatiente de voir la suite :)
Chacun doit trouver son style et je ne sais pas quelle pointure vous chaussez. ;-) Ce qui me heurte dans votre écriture, dans ton écriture, c'est qu'elle me donne l'impression de ne pas être parfaitement sincère. Un peu comme un copain ne ma parlerait pas comme d'habitude. Par exemple au début tu as écrit " Quelle étrange histoire que celle-là. Peut-être en avez-vous entendu parler. Quelques journaux ont rapporté la chose. Surtout ceux à potins, éternels vautours à l'affût d'une juteuse anecdote, qui en ont fait leurs choux gras. L'anecdote a été traitée légèrement. La plupart y ont trouvé matière à moquerie." C'est un peu ampoulé. J'y vois du remplissage. J’exagère bien sûr. C'est pour me faire comprendre. J'aurais écrit peut-être. "Il y a dans ma tête une histoire qui me hante. De celles qu'on n'oublie jamais et dont on aurait voulu qu'elles finissent mieux." Bien sûr, ça fait moins de mots, mais moins de mots, c'est mieux ! C'est une question de rythme. Il faut qu'il n'y ait pas un mot de trop. En revanche s'il y en a un trop peu, ce n'est pas un problème. Les choses les mieux écrites sont celles qu'on n'a pas du dire. ;-)
Ce n'est que mon avis et je ne suis ni célèbre, ni reconnu, ni rien du tout. ;-)
Votre problème est le nôtre à tous, je pense. Il n'est pas possible de sortir un texte satisfaisant en moins d'au moins trois relectures espacées dans le temps. Ces quelques phrases ici plus bas, j'ai du les relire et les réécrire au moins 5 fois pour qu'elles me satisfassent et il n'est pas sûr que je ne finirai pas par les jeter lors d'une relecture global du chapitre ou du roman. "Quand les lumières en salle se rallumèrent, je me tournai vers Yazid tandis que, par ci par là, quelques spectateurs déjà s’éclipsaient sur la pointe des pieds. Ils avaient besoin de sommeil, de ne pas sortir trop de leurs habitudes. C’est bête parce que l’après-soirée, l’after comme on l’appelle maintenant, m’a souvent catapulté vers des moments inoubliables. À une condition cependant, qu’on se laisse emporter, qu’on n’ait rien prémédité, que les rencontres et les discussions n’aient fleuri que sur les branches d'un hasard bourgeonnant." ;-)
N.B. En la relisant, je viens encore de la modifier.
Oui j'en conviens. J'ai encore du mal à mettre d'autres mots et de l'esthétisme. C'est confus, flou mais comme l'est la situation. Je vais apprendre et prendre du recul. J'avais besoin d'écrire spontanément et ça m'a fait du bien. Merci pour cette critique constructive et cette franchise.
Merci pr ce commentaire. C'est élogieux de votre part de penser que ce texte pourrait convenir pr un téléfilm ou un court métrage.
En tt cas, ça me motive à continuer d'écrire 🙂
Une belle histoire bien racontée qui aurait pu l'être encore un peu mieux, selon mes goûts. Mais une très belle histoire qui m'a tenu en haleine tout de même.
Je me suis laissé prendre à cette narration. C'est ce qu'il m'arrive lorsque je poursuis les séries de franceTV et Arte. La plupart sont de mon point de vue correctement ficelées. Ce que je viens de lire me paraît éligible à en créer une.
Proposez votre texte pour qu'il en soit. C'est prenant cette petite addiction qui motive d'aller jusqu'au bout du suspence.
Virgile
l’un n’empêche pas l’autre. On peut s’indigner, écrire contre les puissants, et dans le même élan parler des chats, des enfants, de ce qui rend la vie plus douce. Ce n’est pas une contradiction, c’est un équilibre. Je rejette les oppositions ; elles coupent le monde en deux alors qu’il est fait de nuances, de passages, de respirations. La tendresse n’annule pas la colère, elle lui donne un sens. C’est peut-être ainsi qu’on reste debout : en gardant les deux vivantes.
Merci d'avoir pris de votre temps pour me lire, Mary,
"Mais il reste des peuples, des individus, des mouvements qui refusent cette logique du plus fort." Absolument ! Et c'est bien pour cela que j'ai écrit ce texte en pointant explicitement les états profonds, les systèmes et les gouvernements. S'il n'y avait plus d'espoir, je parlerais des chats, de mes petits enfants ou d'autres mièvres occupations. En fait, non, je me tairais. Et c'est précisément grâce à des réactions comme la vôtre, chère Mary, que ce texte prend tout son sens car je me sens moins seul et j'espère, vous aussi. ;-) C'est grâce à des textes comme celui-ci, car heureusement nous sommes nombreux à en écrire, que nous savons que nous sommes encore très nombreux à nous tenir debout.
Votre texte frappe par sa lucidité et sa mémoire. Vous rappelez, avec une colère froide, que l’histoire se répète sous des visages différents mais avec les mêmes mécanismes : domination, manipulation, pillage. Pourtant, à force de voir le mal partout, on risque d’oublier les nuances, les résistances, les voix qui s’élèvent encore, même faiblement.
Oui, les puissances occidentales ont souvent agi en prédateurs, et leurs discours sur la démocratie sonnent creux quand ils s’accompagnent de bombes ou de blocus. Mais il reste des peuples, des individus, des mouvements qui refusent cette logique du plus fort. Ce sont eux, peut-être, les véritables anticorps : ceux qui continuent à penser, à créer, à parler, même dans le vacarme des puissants.
Votre texte dit la maladie du monde ; il faudrait maintenant imaginer le traitement.
Pas tout à fait le contraire, ou alors je vous ai mal compris, mais effectivement nous avons quelques points de divergences, peut-être me suis-je mal exprimée et je m'en excuse
Merci pour votre lecture même si votre commentaire, malgré mon argumentation que vous saluez, dit exactement le contraire de ce que je défendais. Pourquoi pas ? C'est d'autant plus intéressant que cela fait comprendre que l'argument est peu de chose face aux croyances. Merci donc pour cela. Au plaisir ! ;-)
Bonjour Fils de Louis,
Coup de gueule percutant et bien argumenté !
Maduro est clairement un dictateur, mais ce n’est pas le sujet. Ce qui me révolte, c’est l’attitude de Trump : un homme dangereux, obsédé par l’argent et le pouvoir, qui a méthodiquement détruit les garde-fous démocratiques. L’Europe, dépendante et silencieuse, n’ose rien dire face à ce géant armé et imprévisible.
Je reste convaincue que Poutine et ses semblables sont des ennemis, tout comme le nationalisme et le populisme qui rongent notre monde. Les rares voix qui résistent sont trop peu nombreuses à mon goût.
Malgré tout, j’espère encore qu’il existe, quelque part, une voix progressiste capable de porter un autre message que la brutalité et l’argent. Naïve, peut-être, mais c’est ce qui me permet de continuer à croire en un monde supportable.
Merci pour ces mots qui viennent du cœur
Merci Ioscrivo. En delà de ce que tu dis et dont je te remercie, je revendique aussi le droit de ne pas parler lissement de tels crimes. On me reproche parfois une forme de grossièreté ou de frontalisme, mais comment être juste en mâchant ces mots face à des gens qui ne sont rien d'autre que des ordures. Merci encore pour tes encouragements. ;-)
J'ignore si l'on peut trouver beaux les mots qui dépeignent de tels maux mais vous lire décrire ce que vous avez eu à subir, n'en imager les contours qu'au détour de tournures qui rendent vivantes et brûlantes vos blessures.. mon épiderme se dresse alors que mes yeux égrainent les graphèmes de votre "amplifié le bruit de ce qui a été arraché"... Je ne vous connais nullement et pourtant le poids de vos mots frappent de mes sentiments l'enclume plus durement qu'un marteau, la colère en moi monte car je prends conscience combien vous auriez su par votre plume sublimer du beau le volume si on n'avait sciemment souillé votre existence. J'ignore - encore - comment et combien on se reconstruit quand on a ainsi l'impression d'avoir été détruit mais ne doutez pas que votre témoignage est le plus courageux des messages..
Je trouve ce cri très juste et fort bien illustré par ces rappels historiques. Il n'y a plus d'honneur, de vérité, de justice et de logique. Tout est possible et en ce moment surtout le pire... Ne soyons pas dupes. Merci de garder cet esprit critique, si vital en ces temps sombres et incertains!
Un phrasé tout en langueur en écho avec l'introspection. C'est original et déroutant comme s'il y avait une forme de distance, de pudeur a dévoilé cette envie.
Je me suis laissé prendre au jeu, et ma foi ce soir là, l'inspiration m'a conduit sur la thématique de la séparation. L'on minimise sa peine parfois, mais le vide reste si réel.